VIE CHÈRE APRÈS LA LEVÉE DES SANCTIONS DE LA CEDEAO : QUAND DES MALIENS IMPOSENT UN EMBARGO AU MALI

Malgré la levée des sanctions de la Cedeao et de l’Uemoa qu’on qualifiait d’embargo, les plus hautes autorités de la transition n’ont rien envisagé pour stopper la flambée des prix des produits de première nécessité. Aujourd’hui, en plus du prix du carburant, ceux des produits locaux augmentent de jour en jour.

« La vie est toujours chère au Mali. Tout est inaccessible au marché, même les produits locaux. La réaction des autorités est fortement attendue pour arrêter l’hémorragie », se lamente une ménagère à Ouenzindougou, commune du Mandé.

En effet, depuis le 3 juillet dernier, la Cedeao et de l’Uemoa ont levé leurs sanctions contre le Mali. Malgré cela, des commerçants grossistes, détaillants et revendeurs, ont gardé les prix de leurs produits, augmentés à la faveur de l’embargo. Pire, même le prix des produits locaux a augmenté, surtout dans les centres urbains, les prix des produits de grande nécessité ont pris de l’ascenseur. Du jamais vu au Mali.

Pour preuve, même la société Mali-lait qui fabrique des produits locaux a augmenté de 50f le prix de ses sachets de lait au lendemain de la levée de l’embargo, sans explication, mais au vu et su des autorités de la transition.

Selon certains, rien n’a encore changé depuis la levée des sanctions ; au contraire, ça empire. C’est ce que d’autres qualifient d’embargo des Maliens contre le Mali.

Car, jusqu’à présent, un œuf qui coûtait 75 FCFA se vend dans les boutiques entre 125 et 150f CFA, 50 kg de sucre blanc coûte 28 000 francs n’a pas changé. Aussi, le mil qui coûte entre 45 000 et 60 000 francs le sac de 100 kg, le maïs aliment de base de la volaille est à 33 000 francs le 100 kg.

Idem pour la tonne du tourteau pour le gros bétail qui est toujours entre 350 000 et 400 000 FCFA, le son de riz est à 160 000 et 180 000 FCFA la tonne, celui des petits ruminants est cédé entre 240 000 et 250 000 FCFA la tonne et le litre d’huile est à 1500 FCFA.

« Tout est cher au marché ; même ce qu’on cultive chez nous. Nous interpellons les plus hautes autorités à mettre fin aussi à l’embargo des Maliens contre le peuple malien », lance des citoyens.

Adama DAO

Source : Tjikan

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