TRANSPORT EN COMMUN : LES PRIX AUGMENTENT À BAMAKO

ne nouvelle flambée des prix du transport est constatée depuis hier dans la ville de Bamako. Cela est dû, selon des transporteurs, à la hausse des prix du carburant dans le pays. Ce mercredi 8 juin, le litre de l’essence est passé de 762 à 811 F CFA et celui du gas-oil de 760 à 809 FCFA.

Dans la capitale malienne, sur l’axe Kalabancoro-Faladié, le transport avec les « Sotrama » est passé de 175 à 200 FCFA. Les transporteurs disent n’avoir pas eu d’autres choix que d’augmenter les tarifs à cause de la hausse du prix du carburant.
« Nous avons augmenté les frais de transport sans qu’on nous le demande parce que le carburant est très cher maintenant », témoigne un chauffeur de SOTRAMA. « Nous avons juste ajouté 25 f CFA » au prix du transport de Kalaban-Coro à Faladié, précise ce dernier.

« Le carburant a connu une hausse. Avant on achetait le litre du gas-oil à 500, maintenant c’est plus de 800 FCFA », déplore un autre conducteur de SOTRAMA.

Avec cette augmentation des prix du transport de SOTRAMA, certains élèves témoignent avoir du mal à garder un peu d’argent pour les récréations.

Avec les taxis, il semble difficile d’augmenter les prix à tous les niveaux

« Les clients disent qu’ils n’ont pas d’argent. Donc on est obligé de les transporter au même prix qu’on les transportait avant la hausse des prix du carburant. Sinon tu ne le fais pas, d’autres le feront », raconte un conducteur de taxi.

Par contre, certains usagers des taxis soulignent qu’il y a beaucoup de conducteurs de taxi qui refusent de les transporter aux mêmes prix qu’il y a quelques jours. « J’habite à Lafiabougou, près de la mairie. Je veux aller à Niamakoro. Le taximan a refusé de prendre 1500 FCFA », nous confie une dame. « Avec toutes les dépenses à notre charge, s’il faut payer le transport à 1500 FCFA pour aller en ville, ce n’est pas facile », déplore-t-elle.

Au même moment, le gaz butane aussi devient rare et cher

Le gaz butane est devenu cher et rare à la fois à Bamako. Celui de 6 kg est cédé entre 3500 et 4000 FCFA et celui de 12 kg est vendu à 10.000 FCFA. Les distributeurs se disent inquiets.

« La pénurie a commencé mardi dernier chez nous. Les fournisseurs aussi disent qu’ils sont en rupture de stock », regrette un commerçant.

« Durant toute cette année on n’a pas eu le gaz comme il faut. Si tu en trouves aujourd’hui, pour l’avoir les jours suivants, c’est tout un tas de problème. Et il n’y a pas de prix fixe pour le gaz maintenant », souligne un autre revendeur de gaz.
Les autorités, de leur côté, rassurent toutefois la population que tout sera mis en œuvre pour amortir cette hausse mondiale.

Source : Studio Tamani

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