Sortie de crise : Les solutions appartiennent aux Maliens

Cet avis est partagé par Aguibou Bouaré, président de la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) et Baba Dakono, chercheur à l’Institut d’études de sécurité. Ils portent tous les deux un regard sur les dernières missions de la Cedeao dans notre pays et abordent les pertes en vies humaines, ainsi que les actes de vandalisme


Aguibou Bouaré, Président de la CNDH : «Les solutions endogènes

sont à privilégier»

Comme j’ai l’habitude de le dire, nous traversons une crise supplémentaire qui vient s’ajouter à la crise multidimensionnelle grave que le Mali connaît déjà. Donc, je ne peux que saluer, en tant que responsable de l’institution nationale des droits de l’Homme et mécanisme national de prévention de la torture, cette mission de médiation, témoignage de la solidarité des pays amis du Mali qui viennent nous aider dans la résolution de notre crise. Du reste, le Mali mérite cette marque de solidarité et d’attention en sa qualité de membre fondateur de la Cedeao d’une part et pour avoir joué le même rôle, sinon plus pour d’autres nations ayant connu des crises similaires, d’autre part.

Il est vrai que l’idéal serait une solution issue d’un dialogue inclusif entre toutes les composantes de la société malienne. Pour revenir aux propositions faites par la Cedeao, j’estime qu’elles rentrent dans le cadre des pistes de solutions. Ces propositions ne constituent pas un coup de baguette magique, elles peuvent être améliorées. En tout état de cause, de mon point de vue, l’essentiel est que les Maliens se retrouvent entre eux pour imaginer les solutions réalistes, raisonnables et durables.

Je suis convaincu que nul mieux que les Maliens eux-mêmes, ne saurait appréhender cette crise consécutive d’un cumul de frustrations et d’un mécontentement général d’une frange importante de la population.

Donc, les solutions endogènes sont à privilégier, mais l’assistance de la communauté régionale ou internationale est toujours utile pour la résolution de ce genre de crise ; ne serait-ce que par rapport à l’aspect arbitrage ou l’aspect accompagnement. Cet accompagnement est d’autant plus pertinent qu’il existe une crise de confiance entre les acteurs majeurs de la crise. La méditation d’acteurs sous-régionaux ou internationaux pourrait rassurer toutes les parties, surtout dans le cadre de la mise en œuvre effective des solutions ou résolutions convenues ou à convenir.

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