SORTIE DE CRISE: LE MALI NÉGOCIE-T-IL AVEC LES TERRORISTES ?

La dernière conférence africaine pour la paix qui s’est tenue à Nouakchott a servi d’occasion pour le gouvernement malien et le JNIM d’établir le contact en vue de négociations poussées dans un avenir proche » révèle Wassim Nasr, journaliste à France 24 et spécialiste des groupes djihadistes.

Le départ de Barkhane du Mali signe la fin d’une présence militaire de neuf ans dans un pays confronté à une insurrection menée par des groupes djihadistes jusque-là invaincus.

Si Emmanuel Macron ne veut pas entendre parler d’échec, la réalité du terrain s’impose et interpelle.
Pour beaucoup d’observateurs, dont notre confrère Wassim Nasr, journaliste à France 24 et spécialiste des groupes djihadistes, le retrait de la France et des Européens est « un échec collectif des politiques français et maliens et non de Barkhane en tant qu’opération militaire ».
Pour l’auteur de « l’État islamique, le fait accompli », les autorités maliennes peuvent tirer profit de cette situation nouvelle. C’est ce que Wassim Nasr appelle un « effet inattendu ». Étant entendu que le départ des Français et de la Minusma (toujours présente dans le pays) était une demande du JNIM (Jama’at nusrat al islam wal muslimin) ou Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans (GSIM).

Dans ce contexte, un alignement d’intérêts entre Bamako, les djihadistes et les Russes pourraient au pire se dessiner.
Pour Wassim Nasr, les deux parties ont intérêt à ce que les négociations aient lieu; surtout les autorités de Transition qui pensent, comme l’Imam DICKO, que c’est tout bénéfique.

‘’S’ils initient des négociations avec les djihadistes, et en amont une trêve, comme ça va contenter la population dans ce contexte de difficultés économiques engendrées par les sanctions de la CEDEAO», dit-il.

Wassim Nasr affirme que la présence de personnalités maliennes, sahéliennes et africaines à cette rencontre « laisse entendre que quelque chose a été initié ». Mais aucun officiel ne le confirme encore à Bamako.
Donc Affaire à suivre…

PAR SIKOU BAH

Source : Info-Matin

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