QUAND BAH N’DAOU ÉCHAPPE À UNE POURSUITE POUR HAUTE TRAHISON ?

L’ANCIEN PRÉSIDENT DÉCHU DE LA TRANSITION, BAH N’DAOU, SAVOURE ALLÈGREMENT SA RETRAITE APRÈS SON RENVERSEMENT SPECTACULAIRE PAR LA DEUXIÈME PERSONNALITÉ DE L’ETAT. ET IL S’AGIT POUR LE MOINS D’UN REPOS D’AUTANT PLUS PAISIBLE QUE MÉRITÉ. D’AUTANT QU’IL BÉNÉFICIE D’UN STATUT D’ANCIEN PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE AVEC L’ENSEMBLE DES PRIVILÈGES ET AVANTAGES QUI S’Y RATTACHENT.

Un statut d’autant plus discutable que la législation y afférente s’applique plutôt aux détenteurs du titre d’ancien président de la République auquel Bah N’Daou ne répond pas pour n’avoir point accédé au plus haut sommet de l’Etat par voie élective. Est tout aussi discutable le confort judiciaire dont il jouit depuis sa libération et qui est manifestement incompatible avec les conditions de son renversement par le tandem des colonels putschistes et les arguments ayant prévalu au deuxième coup d’Etat. Il a été notamment déposé sur fond d’allégations d’actes subversifs aussi graves que la division de l’armée, la divulgation d’informations militaires stratégiques à un pays tiers. Autant de présomptions dignes de dénonciation de haute trahison pour un homme d’Etat sous serment mais à la poursuite duquel ses tombeurs ont renoncé pour des raisons inexpliquées. Ils y ont préféré les fleurs de la réhabilitation probablement parce que les accusations ne reposaient que sur le seul besoin de l’éjecter de son fauteuil.

 

Rassemblées par la Rédaction
Source: Le témoin

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