Poulo rend visite à ses parents du cercle de Koro

Contraints de quitter leurs villages du fait de l’insécurité, Bamako abrite aujourd’hui plusieurs milliers de déplacés internes venant du centre, principalement du pays dogon. Ces déplacés, dont plusieurs et femmes et enfants ont besoin du soutien et de la solidarité de tous. Aussi, pour faire parler son cœur, le Président de la CODEM (Convergence pour le Développement du Mali), Housseini Amion Guindo dit « Poulo », a profité du week-end pour rendre visite aux  déplacés du cercle de Koro à Bamako.

« Très soucieux de la situation des déplacés internes de la crise sécuritaire, nous avons effectué une visite de courtoisie à nos parents qui ont trouvé refuge dans un immeuble désaffecté de Faladié (environ 600 personnes). Sachant que personne n’a peu pour donner, nous avons profité de ce cadre familial pour faire parler notre cœur qui saigne pour toutes les victimes du terrorisme dans notre pays », a déclaré « Poulo » sur sa page facebook.

 

Et d’indiquer sa solidarité à l’ensemble des déplacés de la crise : « À l’approche de l’hivernage, ce geste symbolique contribuera un temps soit peu à donner du sourire à des personnes vulnérables, affligées par un déracinement géographique, culturel et économique forcé. Solidaire de l’ensemble des déplacés de la crise », non pas sans encourager « les compatriotes et autorités à continuer leurs efforts pour le retour définitif de la stabilité et de la paix dans notre pays ».

 

Housseini Amion Guindo dit « Poulo », faut-il le souligner, au-delà de sa casquette de ressortissants du centre, est aussi un fin connaisseur de cette zone qui a une perception claire des enjeux de la crise malienne dans l’ensemble, et spécifiquement au pays digon, mais aussi une vision claire du comment réussir à la circonscrire. Selon lui, il faut un plan audacieux pour aider à relever l’économie dans ces zones affectées afin que les jeunes ruraux reviennent à la raison et que les jeunes qui n’ont pas encore intégré les réseaux terroristes ne se fassent plus recrutés dans les rangs des terroristes.

« Il faut que Mali sache où il va. Il faut que nous comptions sur nous-mêmes et les autres comme accompagnateurs. Nous avons besoins d’une économie Marshall dans chaque secteur et dans les différentes communautés… Il faut aussi penser à recruter les milices dans l’armée malienne, puisque les milices d’autodéfense connaissent mieux que quiconque leur zone. Et, elles sont prêtes à se sacrifier pour la stabilité de leur localité… ».

Damus

Source: l’alternance

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