OCS: 05 tonnes de Cannabis, 06 kg d’héroïne et 170 000 comprimés de Tramadol saisis en 2019

L’Office Central des Stupéfiants (OCS) a fait le bilan de ses activités annuelles 2019. C’était, ce jeudi 21 mai, au cours d’une conférence de presse au ministère de la Sécurité et de la Protection Civile. La Conférence était animée par le magistrat-colonel Adama Tounkara, directeur général de l’OCS.

5 tonnes 175 kg de Cannabis, 6 kg d’héroïne, 5,03 kg de Cocaïne, 75 kg de Haschisch saisis en ce qui concerne les stupéfiants. Pour les psychotropes, 170 372 comprimés de Tramadol, 15 701 comprimés de Diazépam, 3 844 comprimés de Ephédrine, et 112 comprimés de méthamphétamine. L’OCS a aussi interpellé, en 2019, 196 trafiquants dont 20 étrangers dont des Angolais, des Béninois, des Burkinabés, des Cap verdiens, des Ghanéens, des Guinéens, des Ivoiriens.

La principale difficulté de l’Office Central des Stupéfiants, c’est le faible niveau de coordination entre les services de lutte contre la drogue au Mali. «Parfois, nous n’apprenons, les saisies de certaines structures nationales que dans les médias », indique le Directeur de l’OCS. «Il se trouve que parfois personne n’est interpellé après ces saisies. Ce sont des saisies ‘’sèches’’ qui ne mettent pas fin au phénomène parce que le réseau n’est pas inquiété», assure le magistrat-colonel Adama Tounkara. En termes de renforcement des capacités, les agents de l’OCS ont bénéficié de plusieurs programmes de mise à niveau grâce au concours de l’Ambassade des Etats Unis.

En termes de perspectives, l’Office Central des Stupéfiants lancera cette année les travaux de construction de son nouveau siège. Aussi, l’OCS entend poursuivre la ratification de la Convention MEDICRIME. «La convention MEDICRIME est une opportunité pour le Mali », a indiqué le conférencier. Aujourd’hui, l’arsenal juridique pour la répression de faux médicaments est insufflant au Mali. Le Tramadol, par exemple, n’est pas considéré comme une drogue. Or, la Convention MEDICRIME lutte contre tout ce qui est faux médicaments. Sa ratification permettra au Mali de disposer d’une brigade contre le trafic des faux médicaments.

Mamadou TOGOLA/Maliweb.net

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