Nouvelle hausse du prix du carburant, des consommateurs envisagent de réduire leurs mouvements

Le prix du carburant encore en hausse. Le gas-oil et l’essence ont tous connus une augmentation de 80 FCFA depuis ce jeudi. Face à cette situation, certains usagers songent à plusieurs alternatives.

Le litre d’essence de 811 fcfa passe désormais à 891 fcfa, celui du gas-oil vendu à 809 fcfa est cédé aujourd’hui à 889 fcfa. Cette mesure est entrée en vigueur ce jeudi 21 juillet, comme l’avaient annoncé les autorités. Elles affirment que cette augmentation intervient malgré leurs multiples efforts. À Bamako, les usagers expriment être à bout de souffle.

Des pompistes expliquent qu’il y a une spéculation des prix derrière cette hausse. « Les commerçants achètent et stockent le carburant et quand les prix augmentent, ils nous fournissent. Depuis que les prix ont augmenté, ils ont fait sortir le carburant », déplore un pompiste. Alors qu’un autre tente d’expliquer les ruptures de carburant dans certaines stations. « On a beaucoup de difficultés, nos produits sont souvent en retard. Ce qui occasionne des ruptures d’essence et de gas-oil dans nos stations », dit-il.

Un coup dur pour des consommateurs

Du côté des clients c’est un sentiment d’impuissance. Ils estiment que ces prix ne conviennent pas à leurs bourses, mais ils n’ont pas le choix. « 80 Franc CFA de plus, c’est beaucoup trop. Il pouvait juste ajouter 25 F CFA », affirme un consommateur visiblement dépité. En plus de la hausse du prix du carburant, un autre consommateur dénonce aussi la pénurie du produit constatée depuis quelques temps, dans beaucoup de stations services. « Nous avons amené des fûts d’essence, ils disent qu’ils ne peuvent remplir que deux fûts», déplore-t-il.

Des autorités rassurent

Les responsables de l’Office national des produits pétroliers ONAP justifient cette hausse par le conflit qui oppose la Russie à l’Ukraine. Son directeur, Modibo Gouro Diall rassure tout de même que si le coût de l’or noir diminue sur le plan mondial il en sera de même au Mali. « L’état, quand-même, a pris l’engagement. Dès qu’on va retourner vers une stabilisation des marchés par une tendance à la baisse, alors, cette baisse sera reflétée sur les prix de la pompe. Et On peut être rassuré par rapport à l’approvisionnement encore du Mali parce qu’on est en train, à chaque fois, de nous adapter aux réalités du marché », dit-il.

Des consommateurs sur le point de réduire leurs déplacements

D’ici là, les consommateurs continuent de subir cette situation qui ne les arrange pas. Ceux-ci commencent déjà à songer à des alternatives. Si certains se débrouillent pour tourner leurs véhicules avec les moyens de bord, d’autres envisagent soit, de diminuer les déplacements, soit se tourner vers les moyens de transport en commun. Des automobilistes n’excluent même pas l’éventualité de garer leurs véhicules si la situation n’évolue pas.

Source : Studio Tamani

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