MALI : EMMANUEL MACRON ORGANISE UN MINI-SOMMET POUR DISCUTER DE LA PRÉSENCE MILITAIRE AU SAHEL

Le retrait des soldats français au Mali sur la table. Le président français Emmanuel Macron va réunir mercredi soir un mini-sommet avec plusieurs dirigeants africains et européens, ont annoncé mardi l’Elysée et le porte-parole du gouvernement. A l’ordre du jour de cette réunion : la présence militaire au Sahel, en particulier au Mali, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, alors que Paris et ses partenaires européens pourraient annoncer leur retrait du Mali, sous pression de la junte au pouvoir à Bamako.

Des annonces « seront faites ensuite rapidement », a précisé Gabriel Attal. Le statu quo n’est « pas possible dans un contexte très dégradé au Mali, avec la prise de pouvoir par une junte, le refus d’appliquer un calendrier de retour à l’ordre démocratique qui avait pourtant été annoncé et le recours à une milice privée russe », a souligné le porte-parole du gouvernement à l’issue du Conseil des ministres.

LA QUESTION DU RETRAIT DES TROUPES RESTE « OUVERTE »

« Ce n’est pas un sujet franco-malien », « nous avons européanisé notre présence au Sahel avec l’appui d’une dizaine de pays européens qui sont venus nous rejoindre », « c’est dans ce travail de concertation avec tous ses partenaires que les décisions doivent être prises », a-t-il ajouté.

Sur un éventuel retrait du Mali, « la question est ouverte, elle n’est pas tranchée », a précisé l’Elysée. Mais tous les pays « sont préoccupés par la fuite en avant des autorités de transition maliennes » et expriment « un scepticisme de plus en plus grand pour maintenir leur engagement » dans le pays. Il y a toutefois « une volonté collective de rester engagé dans la durée au Sahel », dont les pays sont « demandeurs de davantage d’appui et de partenariat », selon la présidence.

QUI PARTICIPERA AU SOMMET ?

Ont été invités à l’Elysée les présidents des pays du G5 Sahel : le Niger, le Tchad et la Mauritanie, à l’exception du Mali et du Burkina Faso, suspendus des instances de l’Union africaine à la suite de coups d’Etat. Seront également présents les dirigeants des pays d’Afrique de l’Ouest, en particulier ceux bordant le golfe de Guinée (Côte d’Ivoire, Ghana, Togo et Bénin), confrontés à une menace terroriste grandissante.

Du côté européen, l’Elysée accueillera les présidents du Conseil européen Charles Michel et de la Commission Ursula Von der Leyen, le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell, ainsi que les dirigeants des pays participant ou soutenant les différentes opérations sur le terrain comme Takuba (forces spéciales), EUTM (formation militaire) ou la mission de l’ONU Minusma. Le chef du gouvernement italien Mario Draghi sera présent, mais pas le chancelier allemand Olaf Scholz.

 

Source: 20minutes

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