L’ARTICLE 155 ET L’ÉVENTUALITÉ DE LA CANDIDATURE D’ASSIMI GOITA : LA CLASSE POLITIQUE APPRÉCIE DIVERSEMENT

Invité à prendre part à la réunion de présentation du projet de chronogrammes des élections, des composantes de la classe politique, sur insistance de la presse se sont prononcées sur l’article 155 de la nouvelle loi électorale et sa disposition selon laquelle «tout membre des forces armées et de sécurité qui désire être candidat aux fonctions de président de la République doit démissionner ou demander sa mise à la retraite au moins six mois avant la fin du mandat en cours du président de la République”. Alors qu’ils ont salué son adoption après 92 amendements par le CNT, les acteurs interrogés soutiennent sans ambages que cette disposition est taillée sur la mesure du président de la Transition, le colonel Assimi Goita.

 

Sur la question Me Tapo, après avoir rappelé la disposition de la charte de la transition qui prévoit que « ni le président, ni le chef du gouvernement ni les membres du gouvernement ne peuvent se présenter aux élections », indique qu’Assimi Goita ne peut pas être candidat. Quant à Blaise Sangaré de la CDS, il s’est dit plutôt intrigué sur le nouveau délai qui passe à quatre mois au lieu de six. Toutes choses qui, à ses yeux, soulève des suspicions de malice de la part des d’autorités militaires et de velléités pouvoiristes

Quant à Amadi Sangaré, il a invité la classe politique a ne pas avoir peur des urnes, en rappelant que ce sont des porteurs d’uniforme comme Amadou Toumani Touré, Moussa Sinko Coulibaly et Modibo Sidibé qui ont démissionné de l’armée pour briguer la magistrature suprême. A ses yeux, il s’agit donc d’un faux débat alors que «le Mali a besoin d’avancer».

Beaucoup d’acteurs ont par ailleurs ont préféré l’effectivité d’une candidature du président de la Transition avant de se prononcer. Comme quoi, le clash reste inévitable au cas d’une éventuelle candidature d’un des colonels. Sauf que, contrairement aux rumeurs et allégations, aucun d’entre n’a jamais affiché son intention d’être protagoniste du jeu devant déboucher sur un retour à l’ordre constitutionnel.

 

Amidou Keita

Source : Le Témoin

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