LA POLITIQUE MALIENNE DANS L’IMPASSE : A QUAND LA FIN DU PARTAGE DU GATEAU ?

La révolution de 1991 au Mali a suscité un certain changement avec l’instauration de la démocratie. Ce qui a conduit à la chute  du régime de feu le Général Moussa TRAORE qui a fait 23 au pouvoir. Dans une pensée positive, les Maliens sont rentrés dans ce qu’ils appellent « démocratie ». 

Il y a 30 ans, rien n’avance et rien ne change. Pendant tous les régimes qui se sont succédé, les dirigeants viennent pour se remplir les poches, oubliant ainsi le peuple. Ce qui a ailleurs occasionné trois coups d’Etats. Tous ceux qui viennent au pouvoir  sont animés par ce que l’on a appelé le partage du gâteau. Mais, à quand la fin cette perception qui met le Mali dans une impasse ?          

 

L’avènement de la démocratie a donné beaucoup d’espoir à une grande partie des populations. Fini désormais avec le régime dictatorial du Général Moussa TRAORE. Et pourtant depuis lors, rien n’a changé pour le Mali. Certes, des infrastructures ont été réalisées, mais rien n’a évolué chez le Malien lambda. Ils sont plusieurs à ne  pouvoir pas manger les trois repas par jour

 

La politique malienne est dans une impasse qui occasionne des frustrations au sein des populations. Celles-ci manifestent pour réclamer un mieux-être et un bon cadre de vie. Ces frustrations et contestations ont été suivies par des coups d’Etat. Cette situation est due à la mauvaise politique de gestion (mauvaise gouvernance, corruption, et plusieurs autres tares). Nos dirigeants, dès qu’ils sont à la tête du pays, oublient leur mission première, qui est le bien être des peuples.

 

Les biens et l’argent de l’Etat sont dilapidés,  utilisés à des fins personnelles. Lors des nominations à des postes de responsabilité, l’idée de partager le gâteau prévaut. Les partis politiques font la courbette afin d’avoir un poste juteux. Dès lors que leurs envies ne sont pas faites, les leaders de ces partis deviennent des opposants. Un partage de gâteau qui ne fait pas avancer les choses. On ne nomme plus par compétence, mais on le fait par affinité ou par alliance politique. Quelque temps après leur nomination, ces ministres ou bien d’autres,  font du sol des immeubles dont la valeur dépasse la totalité de leur salaire normal.

 

Le régime du président IBK a été victime de cette situation. Ses alliés d’hier sont devenus ses  ennemis, car ils ont été remplacés sur la table à manger. Ce sont ces mêmes personnes qui ont occasionné la chute du président IBK. Aujourd’hui, avec la Transition de 2020 dirigée par un groupe de militaire, le partage du gâteau va bon train, chacun veut sa part. Pourtant, tous disent aimer le Mali. Alors pourquoi vouloir forcément un poste ?

 

La jeune génération s’est aussi mise dans la dance. Elle crie pour contester. Elle dénonce les tares du pouvoir. Elle semble être  engagée. Mais toutefois qu’elle est nommée, elle oublie  tout et se tait. A quand la fin de ce fléau ‘’du partage de gâteau’’ ?  Il est temps que nos hommes politiques arrêtent cette pratique. Certains observateurs demandent un formatage de la classe politique et de sa société civile. Même les hommes religieux aussi se sont  mêlés à la dance.

Source : Le Soir De Bamako

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