LA NON-RECONNAISSANCE DES AUTORITÉS DE LA TRANSITION À PARTIR DU 25 MARS : QUAND LA QUÊTE DES INTÉRÊTS DU VENTRE PRIME SUR LE BON SENS !

Le mercredi dernier, les responsables du cadre d’échange des partis et regroupements de partis politiques pour une Transition réussie ont, à l’issue d’un atelier sur le thème « Proposition d’action pour la sortie de crise et un retour rapide à l’ordre constitutionnel normal », pris un certain nombre de mesures dont notamment la non-reconnaissance des autorités actuelles de Transition à partir du 25 mars 2022.

L’atelier en question s’était penché sur cinq présentations, à savoir : la décrispation du climat politique et social ; la présentation du Mémorandum du PARENA ; la relecture des textes du cadre pour les adapter au nouveau contexte ; les réformes politiques et institutionnelles ; l’organisation des élections présidentielle et législatives ; le renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national (redéploiement de l’administration et des services sociaux de base…).

Et à l’issue des débats, les participants ont convenu de ce qui suit : la mise en place d’une nouvelle transition avec un gouvernement de mission conduit par un Premier ministre neutre ; 9 mois pour la durée de la nouvelle transition ; le rejet de la relecture de la Charte de Transition en cours au niveau du CNT ; l’adoption d’un chronogramme électoral pour l’élection présidentielle et les élections législatives pour la fin de la nouvelle transition ; l’adoption d’une nouvelle loi électorale consensuelle ; la non-reconnaissance des autorités actuelles à partir du 25 mars 2022 ; la mise en place d’un nouveau CNT ; améliorer la communication du cadre ; l’élargissement de la base du cadre.

Sauf que l’unanimité est loin d’être acquis entre les responsables du cadre par rapport à certaines mesures, plus précisément pour ce qui concerne la non-reconnaissance des autorités actuelles de Transition à partir du 25 mars prochain. En effet, on apprend, selon certains proches de l’ancien Premier ministre Moussa Mara, que ce dernier ne serait pas du tout partant pour ce qui concerne ce point spécifique. Et Moussa Mara en personne a confirmé cela, tout en précisant que son parti va se réunir dans les jours à venir pour décider de comment accompagner les autorités de Transition.

Il nous revient le Yéléma ne serait pas le seul parti à voir dans cette mesure une certaine dose de radicalité dont notre pays n’a pas besoin en ce moment. En d’autres termes, d’ici le 25 mars prochain, le cadre d’échange des partis et regroupements de partis politiques pour une Transition réussie risque d’être vidé de l’essentiel de ses membres. Il y en a qui ne se reconnaissent non seulement pas dans la mesure de non-reconnaissance des autorités de Transition à partir du 25 mars, il y a aussi le fait que certains vont sans doute mettre à profit les nouvelles opportunités en perspective de l’élargissement des bases du gouvernement et du CNT pour sortir du rang du cadre pour toujours.

Pour ce qui concerne les plus radicaux au sein du cadre, il va de soi que ceux-ci sont uniquement guidés par les besoins de leur ventre, tous étant des éternels insatisfaits !

Flani SORA

Source : NOTRE VOIE

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