La junte malienne ne partira pas avant 2024

Au Mali, le scrutin législatif est prévu pour octobre 2023 pour le premier tour et novembre 2023 pour le second tour. Les deux tours de l’élection présidentielle sont prévus pour février 2024.

Dans le chronogramme détaillé des 24 mois figure en plus des dates des échéances législatives et présidentielles, un referendum prévu pour mars 2023 et l’élection des collectivités territoriales en juin 2023.

Selon Amadou Koita du cadre d’échanges des partis politiques pour une transition réussie, cette proposition du calendrier électoral pourrait favoriser la levée des sanctions de la Cédéao.

« Le gouvernement à travers le décret du président de la transition propose 24 mois rétroactifs, nous sommes déjà à trois mois passés. Mais nous osons espérer que ce qui nous a été présenté aujourd’hui sera présenté au sommet de la CEDEAO du 03 juillet prochain à Accra au Ghana pour qu’enfin, les sanctions qui ont été prises contre le Mali qui sont des sanctions économiques et financières et l’isolement diplomatiquecessent pour le bonheur des Maliens, pour mettre fin aux souffrances des Maliens. »

Du côté de l’ex parti au pouvoir, le Rassemblement pour le Mali (RPM) de l’ancien président Ibrahim Boubacar Keita, Boukary Treta salue l’initiative du cadre de concertation nationale et promet d’étudier les propositions faites par le gouvernement.

« Nous nous sommes engagés à les examiner très sérieusement et à y apporter toutes nos observations. Parce que nous avons souhaité de tous nos vœux que tous les acteurs nationaux maliens mettent du sien pour qu’ensemble nous convergions vers un objectif commun pour contribuer à la levée des sanctions qui pèsent tant sur le Mali. »

Un calendrier pas réaliste

Pour sa part, Amady Sangaré du parti jeunesse et alternance, estime que le chronogramme proposé par les autorités de la transition sera difficilement tenable.

« Les propositions de dates sont à corriger. Le ministre de l’’administration territoriale l’a dit, il y a des intervenants qui ont parlé. Nous constatons que c’est assez difficile de les tenir, les futures échéances électorales et référendaires de cette façon. Dire en amont les dates des élections législatives, communales, de conseillers etc., c’est extrêmement difficile de les faire à ce stade. Il y aura donc bien sur des amendements sur les prévisions et des dates consensuelles sortiront d’ici là. »  

Vendredi (24.06), le président de transition, le colonel Assimi Goïta, avait déjà promulgué la loi électorale adoptée par le Conseil national de transition.

sources: le matin

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