La France peut-elle changer ?

Près d’un mois après sa réélection, le président Emmanuel Macron a mis en place, le vendredi 20 mai, un nouveau gouvernement de 27 ministres plus une femme Première ministre. La parité y est totalement respectée, 14 hommes et 14 femmes, moitié nouvelle, moitié ancienne. En plus du Premier ministre Jean Castex, totalement effacé sur le dossier africain, le départ de deux ministres a été particulièrement commenté en Afrique et particulièrement au Mali. Toute la question reste : « avec le départ de ce gouvernement français de Mme Florence Parly et Jean Yves Le Drian, la France peut-elle concevoir vis-à-vis de l’Afrique une politique différente dans ses buts, son style et ses modalités ? Ce renouveau est-il un grand espoir pour le continent et pourrait-il être utile à chaque Partie, comme le laissent entrevoir les analystes français ?

Pour les chapelles africaines, le problème n’est pas qui est dans tel ministère ou pas, le problème est le système qui ne changera jamais, car trop profitable à la France. Ce changement de ministre c’est comme un monsieur qui s’appelle Mamadou puis décide de s’appeler Bakari. Ça ne change absolument rien.

Qu’ils aillent ou pas du gouvernement français, la pensée suprématiste et le néocolonialisme de l’État français restent et demeurent le même. Ce n’est pas parce que le lion a perdu deux de ses dents qu’il changera sa pensée sur l’antilope. Malgré les assurances des francophiles, ce nouveau gouvernement français pour beaucoup est pour la forme. Dans le fond c’est toujours le même système qui est en marche : France-Afrique. Financement du terrorisme, soutien aux dirigeants marionnettes, etc….

Les Facebookeurs ont laissé place aux Twitteurs pour se prononcer sur le sujet.

Agenda Mali 2023 : la nouvelle génération ne fonde aucun espoir des changements en France. C’est une grande différence entre notre perspective et la leur. Si l’OTAN ne change pas de stratégie, elle sera mise de côté au profit d’autres partenariats plus utiles.

Votre engagement en Afrique a toujours été sur la base d’un respect mutuel et dans le but de créer de la richesse pour vous et vos clients. C’est ce qui est demandé à nos politiques.

Mahamet Kagnassy : désolé de jouer au rabat-joie, mais le «Continent» n’attend qu’une chose de la France : qu’elle prenne ses bagages et qu’elle rentre chez elle afin de nous laisser gérer nos affaires. Apparemment la France est sourde et aveugle à ce message et son réveil risque d’être douloureux.

Ibrahim Ansary : à une seule et unique condition que la France du 21e siècle accepte le concept du partenariat fécond entre Nations indépendantes; en lieu et place de celui du comptoir colonial. Ils disent que le monde évolue ; admettons-le, mais dans quel sens ?

Ibrahima Cissé : sur cette question, que la France suive simplement les conseils prodigués par Dominique de Villepin. Il a dit soyez moins arrogant et plus respectueux des autres peuples. Ce monsieur est très clairvoyant, sage et sait s’assumer au besoin en témoigne son fameux discours à l’ONU.

Assan-IV : bonnet blanc et blanc bonnet ! Il faut vraiment prendre les Africains pour des cons pour leur faire croire qu’un chien peut changer sa manière de s’asseoir. Allez dire ça à Bazoum, Deby, Ouattara ou Macky Sall, eux vont vous croire.

Wake Up Africa : un grand espoir pour la France, pas pour l’Afrique. Le changement d’Hommes dans une organisation n’est pas la fin du système. C’est l’hydre qui pousse d’une nouvelle tête.

Bako Ousmane Ali : donc un des grands espoirs de l’Afrique (+ de 30 millions de km2, + de 50 pays, + d’1 Millard d’habitant) repose sur 2 nouveaux ministres français, mais pas sur les Africains eux-mêmes ? On apprend des choses par ici.

MAIGA : jamais, l’espoir était le changement à la tête de la France et non ces ministres. L’espoir de l’Afrique reste en Afrique et non en France. L’arrogance et l’ingérence dans la gestion des pays africains sont inacceptables aujourd’hui, nous sommes des peuples et non vos sujets.

David OGOUCHINA : l’unique politique qui vaille pour la France, afin d’avoir la paix avec l’Afrique, c’est de s’en retirer comme l’ont fait le Portugal, l’Espagne, l’Italie, l’Allemagne, et la Grande-Bretagne. Ces pays n’y sont plus, et ils ont la paix avec le continent. Ils ne sont donc pas tarés.

Benoît Khan-Bosquet : cher monsieur, réveillez-vous ! Vos gouvernements travaillent pour vous. Ils ne représentent rien pour les africains, rien du tout. Espoir, dites-vous ? C’est une vue et une approche néocoloniale. La France est sous les «projos» et les noirs savent reconnaître la sangsue.

Kemit ; la génération africaine actuelle n’attend pas quelque chose de la France. À mon avis le mieux serait qu’elle essaye de nouer des relations ailleurs avec d’autres. La relation Afrique-France je ne la vois pas évoluer. La France doit se rendre à l’évidence et oublier l’Afrique.

Source : Info-Matin

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