LA CEDEAO FACE AUX COUPS D’ETAT : LA STRATÉGIE DU BÂTON EST-ELLE PAYANTE ?

Le dernier sommet des chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), tenu le 25 mars dernier à Accra, a décidé de maintenir la pression sur la junte au pouvoir au Mali en gardant en l’état les sanctions politiques et économiques déjà engagées contre le pays. La Guinée et le Burkina où le pouvoir d’Etat est aux mains de putschistes, ont été aussi menacés de nouvelles sanctions. Pour l’instant, les mesures prises et les menaces proférées par les têtes couronnées de l’espace communautaire, ne semblent faire sur les pouvoirs militaires, que l’effet de l’eau sur les plumes d’un canard. Face à cet état de fait, l’on peut légitimement se poser la question suivante : la stratégie du bâton de la CEDEAO est-elle payante ? Il est difficile de répondre avec certitude, à la question, l’efficacité de certaines mesures ne pouvant être évaluée que sur le long terme. En revanche, pour l’instant, les sanctions prises par les chefs d’Etat ont eu pour effet immédiat, de soulever un immense concert de réprobations tant au sein des populations des pays affectés que dans les opinions publiques internes des Etats membres de l’organisation régionale.

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