Inondation : Mieux vaut prévenir que guérir

Depuis plusieurs années la population malienne surtout dans le district de Bamako souffre des inondations tout au long de la saison des pluies. Cette dernière qui commence généralement entre mai et juin et se termine en octobre et novembre dans certaines localités du pays notamment Sikasso.

 

En effet depuis 1 mois des fortes de pluies s’abattent sur plusieurs villes et villages du Mali. Ces fortes pluies provoquent des dégâts tant matériels qu’humains. Selon le Directeur général de Mali-Météo, Djibrilla Maïga « Cette saison, on prévoit une saison vraiment humide. Elle va commencer tôt, avec une petite pose sèche, et prendra fin tardivement », alerte la population depuis mai dernier. Donc face à ces menaces sinistres le gouvernement depuis quelques mois a commencé à sortir les caniveaux, à réparer  les goudrons et à prévenir ses concitoyens. A savoir que ces inondations ne sont pas uniquement au Mali, même les pays dont l’infrastructure et l’urbanisation sont à la hauteur connaissent des inondations ces dernières années.

Ainsi la population doit aider le gouvernement à prévenir ces inondations. Déjà certains quartiers de Bamako ne disposent pas de caniveaux à plus fortes raisons d’évacuer les eaux usées. Et ceux qui disposent des infrastructures sont, soit inadaptées compte tenu de la faible  urbanisation de la ville, soit les caniveaux sont mal ou non curés, ce qui cause également un réel problème d’évacuation des eaux. Rappelons que dans certains quartiers de Bamako tels que Banconi, Daoudabougou, Niamakoro, Kalaban Coro pour ne citer que ceux-ci, sont fortement exposés, faute d’infrastructures adéquates.  L’on se demande si ces quartiers ont connu un début  d’urbanisation. Dès que le ciel commence a changé de couleur les gens de ces quartiers commencent à s’inquiéter, parce que leurs concessions sont faites dans des endroits au bord des marigots ou soit dans les endroits où les eaux usées passent. Dans d’autres quartiers la population contribue à l’incivisme en bouchant les caniveaux par le versement d’ordures, ou bien construisent n’importe comment, accentuant le problème d’assainissement et d’urbanisation dont souffre certaines villes du Mali.

En somme, le gouvernement ainsi que la société civile doivent se donner la main pour un assainissement général afin que les dégâts causés par l’inondation  puissent diminuer pour le bien de la population.

Oumou SISSOKO  

Source: L’Alternance

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.