FONCTION PUBLIQUE DE L’ETAT 2022: LES ADMIS ENTAMENT LEUR FORMATION MILITAIRE

La cérémonie de la rentrée solennelle de la 3ème cohorte du Service National des Jeunes (SNJ), s’est tenue, ce mardi  2 août, dans la cours du SNJ. Sous la coprésidence de M. Mossa Ag ATTAHER, ministre de la jeunesse et du sport, chargé de l’instruction civique et de la construction citoyenne, et de Mme. DIAWARA Aoua Paul DIALLO, ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social ; cette cohorte est composée exclusivement des admis à la fonction publique d’Etat pour leur service militaire obligatoire.

Au nombre de 807 personnes, dont 281 femmes, soit une totalité de 34, 82% des admis ; ces candidats étaient au départ à 63 677 dont 912 femmes.

Ainsi la formation de ces nouveaux fonctionnaires d’Etat par la SNJ a pour but de contribuer à parfaire leur éducation, leur formation physique, civique et professionnelle en vue de leur participation effective et entière au développement économique, social et culturel du pays.

De même, elle vise leur mobilisation pour les besoins de la défense nationale.

Pour ce faire, le Service national des jeunes leur dispensera trois formations principales, dont : la formation physique ou militaire, qui vise à les forger, les façonner des jeunes pétris du sens de la maîtrise et de la connaissance de soi.

Aussi, la formation morale, en vue de développer chez eux les réflexes de la citoyenneté, l’esprit civique, le loyalisme, le sentiment patriotique et la culture du don de soi.

Et en fin, la formation professionnelle visant à renforcer chez les jeunes leur employabilité et leur insertion dans le tissu socioprofessionnel, à faire des jeunes, des acteurs économiques qui contribuent efficacement à l’émergence économique et sociale du Mali.

Pour M. ATTAHER, l’organisation du service national pour les jeunes admis,   s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la vision du président de la transition de rendre obligatoire la formation militaire obligatoire des admis à la fonction publique. Conforment à l’annonce fait ce 30 mai 2022, lors de la présentation au drapeau, des jeunes non fonctionnaires de la cohorte 2021.

A travers cette, a dit le ministre, le président de la transition vise l’opérationnalisation des textes qui régissent les fonctionnaires de l’Etat, des collectivités territoriales et des autres statuts en République du Mali.

Le ministre de la jeunesse et des sports, ajoute que cette formation contribue, aussi à la mise en œuvre de la position sous le drapeau consacrée par le statut général des fonctionnaires en République du Mali.

Ainsi, M. ATTAHER, indique, que pendant la durée de ce service, le fonctionnaire ne bénéficie plus de sa rémunération et ne perçoit que sa solde militaire ; tout en ajoutant qu’il conserve néanmoins l’intégralité de ses droits à l’avancement.

« Donc l’emploi n’est déclaré vacant que si la durée de la mise sous les drapeaux, excède la durée légale du service militaire obligatoire » a-t-il expliqué.

En plus de cela le ministre, soutient que cette formation sera une occasion pour développer chez les jeunes un lien sacré de fraternité et l’esprit d’unité et de cohésion sociale. Il s’agit aussi d’élever en les ces jeunes les vertus de l’obéissance, de la discipline, de la rigueur et du sens du devoir bien accompli.

« Je voudrais vous féliciter à nouveau et vous assurer que l’édification du Mali nouveau est au bout de l’effort et le Mali saura compter sur vous » a-t-il exhorté.

Pour sa part, le ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, Mme. DIAWARA Aoua Paul DIALLO, a fait savoir ces jeunes fonctionnaires ont été recruté sur la base de trois principes à savoir : équité, justice et transparence.

«Ce qui sont là aujourd’hui ont réussi sur la base de ce principe. Et c’est ce principe qui doit les guider pendant toute leur formation et dans l’exercice de leur fonction », a déclaré Mme DIAWARA.

En fin, elle les exhorté à travailler tout au long de leur carrière dans le respect de ces trois principe afin que le ‘’Malikura’’ ne soit pas un vain mot.

PAR AMINA SISSOKO

Source : Info-Matin

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