Des compressés de l’État réclament leurs droits

Les travailleurs compressés de l’État attendent toujours pour être mis dans leurs droits. Ils sont dans cette situation depuis 7 ans. L’Association nationale des travailleurs compressés du Mali dénonce un payement partial.

Il était prévu dans ces accords de payer ces compressés avant la fête de tabaski 2021. Pour manifester leur impatience, les personnes concernées ont organisé lundi dernier une assemblée générale. A l’ordre du jour, la situation de paiement de leurs droits sociaux.

L’État doit en tout à ces compressés 18 milliards de francs CFA. Les compressés attendent l’attribution de cet argent depuis 7 ans après l’audience d’Appel qui a eu lieu le 26 février 2016 à la Cour d’Appel de Bamako. Elles sont aux nombre de 52 000, les personnes qui doivent avoir ces droits sociaux. Ces travailleurs ont été compressés au niveau de 32 sociétés de la place dont la SOMIEX, Air Mali, SOGEMORK, SONAREM.

Mise en cause de la décision

Selon le président de l’Union nationale des travailleurs compressés du Mali (UNTCM), Amadou Kéita, c’est en mai 2022 que le gouvernement de transition a tenté de remettre en cause cette décision de justice.

Le président de l’Association nationale des travailleurs compressés du Mali (ATCM), Ousmane BERTHE au cours de la rencontre du lundi, a affirmé que certains compressés de l’UNTM ont commencé à être payés. « On doit être payé en même temps que ceux-ci » déplore Ousmane Berthé.

Il faut rappeler qu’en 2021, le gouvernement de transition avait ordonné aux compressés et aux retraités par anticipation d’ouvrir des comptes en banque, d’où seront payés leurs droits avant la fête de Tabaski. Depuis lors, les compressés sont toujours dans l’attente.

Une situation alarmant pour les compressés de l’Huicoma

Parmi les travailleurs compressés figurent ceux de l’Huicoma. Jusqu’à ce jour, Ceux-ci n’ont rien reçu. Oumar Diarra est un compressé de l’usine Huicoma, il lance un cri de cœur au gouvernement sur leur situation.

Source : Studio Tamani 

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