Crise sociopolitique au Mali : Clash entre Karim Keita et Moussa Timbiné

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Décidément, le Mali va mal aujourd’hui et très mal même. La république est en danger et chacun cherche à sauvegarder son intérêt personnel, le Mali importe peu ! Comme le dirait l’autre, quand ça chauffe et que la case brûle, chacun cherche à sauver d’abord sa propre tête. Même les fils adorés du Président de la république n’échappent à ce constat. Aujourd’hui, les jeunes n’ont d’abord pas le temps pour le papa en difficulté, pressé par le M5 RFP, qui veut lui contraindre à abandonner son fauteuil.Tant pis pour lui, c’est lui le président de la république, qu’il s’occupe de son job, semblent dirent les jeunes.

Dissolution de l’assemblée nationale ou élection partielle ? Voici la question qui divise les deux fils du président de la république aujourd’hui, les désormais ex complices. Si le fils héritier pense qu’il faut organiser les élections partielles dans les communes où il y’a eu problème, le fils adoptif lui, pense autrement et le dit sans aucune ambiguïté : «Personne ne peut nous obliger à démissionner. Nous allons nous opposer à cela et le président de la république sera obligé s’il le souhaite, de dissoudre l’assemblée nationale toute entière ». Comme on peut le remarquer donc, l’heure est venue où chacun tente de défendre son intérêt. Même le père en difficulté n’intéresse plus les deux fils qui sont pourtant pour beaucoup dans ses problèmes. Ont-ils réellement pitié du vieux ? Nous en doutons sincèrement. Sommes-nous dans la dynamique d’un bras de fer entre les deux jeunes ? En tout cas, rien ne l’exclut car chacun des deux fils croit en sa capacité de nuisance, parce que disposant chacun des soutiens. Mais ce jeu ne fera que compliquer la situation dans laquelle se trouve malheureusement notre beau pays. Dans tous les cas, la majorité des acteurs de la scène politique malienne pensent, comme le président contesté de l’actuelle assemblée nationale, Moussa Timbiné, qu’il faut impérativement dissoudre cette assemblée puisque nos textes ne prévoient pas d’élections partielles dans ce cas précis. On ne parle d’élection partielle qu’en cas de décès d’un député ou de démission. Aussi, ce n’est nullement pas le moment que les deux supposés soutiens du papa Président s’opposent pour des intérêts personnels. Mais ces questions risquent d’entamer les relations entre les deux jeunes, ce qui n’est pas dans l’intérêt du président déjà fragilisé par le M5. Mais Karim Keita, étant un opérateur économique, défendra à coup sûr, avec bec et ongle, ses intérêts. Quant au président imposé de l’assemblée nationale, Moussa Timbiné, en jeune bagarreur, défendra son honneur et sa carrière politique. De quoi donner une très belle matière aux adversaires politiques.

Bakara Diallo

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