CHU du Point-G: une grève de 48 heures à partir du 14 juillet

L’un des comités syndicaux de CHU du Point G a annoncé ce mardi 5 juillet des mouvements de protestation jusqu’à la satisfaction de leurs doléances. Le ton de cette série de manifestations sera aujourd’hui par des sit-in pendant plusieurs jours et seront suivies des grèves.

«Si on ne paye pas nos primes de garde et des ristournes, on commence dès ce mercredi jusqu’au 13 juillet des sit-in devant l’hôpital. Si nous ne sommes pas satisfaits de nos doléances, nous allons entamer des mouvements de grève de 48 heures à partir du 14 au 15 juillet 2022 », a déclaré ce 5 juillet Dr Guida LANDOURE, membre du comité syndical du CHU du Point G, dans une vidéo de 26 minutes postée sur les réseaux sociaux.

Outre ces revendications, le syndicat exige aussi le retour de l’un de leur collègue Fousseyni COULIBALY et demande des explications sur la situation d’attribution de parcelles au personnel soignant pour laquelle ils cotisaient.

En détail de ces points, le syndicaliste a indiqué que Fousseyni COULIBALY se trouve à la maison depuis un an, à cause de sa mutation ‘’illégale’’ au gouvernorat par la direction du CHU du Point G.Cette mutation, selon lui, est une violation de la liberté syndicale.

Sur ce sujet, il a signalé que son comité avait adressé des lettres depuis des mois, à la Présidence de la République, à la Primature, au Gouvernorat ainsi qu’à leurs centrales syndicales (UNTM et CSTM). Mais, a-t-il déploré, celles-ci sont restées sans suite favorable.

S’agissant des primes de garde, Dr Guida LANDOURE a montré que le personnel du CHU du Point G ne perçoit pas ses primes de garde et de ristournes depuis janvier 2022.

« Les agents de son hôpital devraient recevoir leurs ristournes le 3 avril 2022 », a soutenu M. LANDOURE en affirmant que ces ristournes ne sont pas de complètement payées jusqu’à preuve de contraire. Au même moment, certains qui sont dans la grâce de la direction reçoivent régulièrement leur part.

Abordant l’affaire foncière, le Dr Guida LANDOURE a expliqué que la situation est la conséquence de la mauvaise gestion d’une initiative des autorités nationales. Elle consistait à faciliter l’acquisition de parcelle aux travailleurs sur la base de la cotisation prélevée sur les ristournes.

« Cette affaire reste presque sans suite malgré les procès. Les gens ont cotisé. Certains sont aujourd’hui à la retraire d’autres sont décédés »,a-t-il déploré.

Il a signé que le préavis de leur mouvement de grève a été déposé sur la table des autorités depuis le 29 juin, soit plus de trois jours avant la levée des sanctions de la CEDEAO contre le Mali.

Par SABA BALLO

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