Changement de nom du Franc Cfa : La France donne le feu vert pour l’Eco

Le passage du FCFA à l’ECO s’accélère. En effet, le ministre de l’Europe et des affaires étrangères et le ministre de l’économie et des finances ont présenté un projet de loi autorisant l’approbation de l’accord de coopération entre le gouvernement de la République française et les gouvernements des États membres de l’Union monétaire ouest africaine.

Les modalités de la coopération monétaire entre la France et l’Umoa évoluent en profondeur, informe le communiqué du Conseil des ministres français de ce mercredi 20 mai 2020. Comme décidé par les autorités, le nom de la monnaie de l’Umoa, aujourd’hui le Franc Cfa, évoluera pour devenir l’Eco.

A en croire le communiqué de presse sanctionnant le conseil des ministres de ce matin , la France et l’Umoa ont également décidé de mettre fin à la centralisation des réserves de change de l’Umoa à Paris, en actant la suppression du compte d’opérations.

Enfin, poursuit le document, les modalités d’échange entre l’Umoa et la France sont profondément modifiées : la France se retire de l’ensemble des instances de gouvernance de l’Union. Avec cette réforme, ajoute-t-il, elle ne nommera plus de représentants au conseil d’Administration et au comité de politique monétaire de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), ni à la commission bancaire de l’Union.

Cet accord de coopération monétaire, signé le 21 décembre dernier par les deux partenaires, remplaçant celui du 4 décembre 1973, préserve, d’après le document, les paramètres économiques clefs de stabilité monétaire et de résilience de la monnaie de l’Umoa, à savoir la parité fixe de la monnaie commune avec l’euro et le soutien apporté par la garantie de la France.

La France qui ne devient ainsi qu’un « simple garant financier », recevra « régulièrement d’informations transmises par la Bceao » et aura « des rencontres informelles avec les différentes autorités et institutions de l’Union ». Cela, explique le communiqué, pour de disposer de l’information nécessaire pour suivre et maîtriser le risque financier qu’elle continuera de prendre.

Bassirou MBAYE

LEJECOM

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