Cadre d’Echange de Partis politiques et des Regroupements de Partis politiques pour une Transition Réussie au Mali : Déclaration sur la crise socio-politique du Mali en date du 02 juin 2022

Le Mali, notre Patrie, vit une des périodes les plus difficiles de son histoire caractérisée par une crise sécuritaire, sociale, politique et diplomatique depuis le coup d’État militaire du 18 août 2020.

L’isolement et les tensions diplomatiques du Mali avec une partie de la communauté internationale et certains de nos états voisins notamment de la CEDEAO et de l’UEMOA ayant conduit à des sanctions économiques et financières ainsi qu’à la fermeture des frontières continuent de plomber le pouvoir d’achat des Maliens.
Notre tissu économique, financier, industriel se déchire tous les jours en raison des sanctions imposées par la CEDEAO et l’UEMOA dont les seuls responsables sont les autorités de la transition en raison du non-respect des engagements pris.
Tous les secteurs sont fortement impactés négativement. Le gouvernement peine à rassurer l’opinion nationale de sa capacité à contenir les souffrances des populations.
Sur le plan de la sécurité alimentaire le constat est alarmant, la famine guette le centre et le nord du pays. Dans les centres urbains les prix des produits de grandes nécessités ont pris de l’ascenseur : un œuf qui coûtait il y a peu de temps 75 frs se monnaie dans les boutiques entre 125 et 150 frs CFA, 50kg de sucre blanc coûte 28000 frs. Le mil coûte entre 45000 et 60000 frs le sac de 100 kg, le maïs aliment de base de la volaille est à 33000 frs le 100 kg
La tonne du tourteau pour le gros bétail est entre 350 000 et 400000 frs le son de riz est 160 000 et 180 000 frs la tonne, celui des petits ruminants est cédé entre 2400000 et 250000 frs la tonne. Le litre d’huile est à 1500 frs . Le gel des opérations des financements de certains partenaires financiers (BM BAD AFD…) ont un impact négatif sur plusieurs projets de développement et les opérateurs (bureaux d’études, entrepreneurs et les fournisseurs des consommables…) qui travaillent pour le compte de ses partenaires.
Entre temps les discussions entre les autorités de transition et le médiateur de la communauté économique des états d’Afrique de l’ouest CEDEAO en vue de la levée des sanctions sont au point mort. Un ping-pong diplomatique sur le délai de la transition :
36 à 24 mois pour les autorités maliennes, 12 à 16 mois pour la CEDEAO.
Pour ne rien faciliter dans les négociations, les autorités de la transition, par la voix du Premier ministre Choguel Kokala MAIGA, faisant fi des souffrances des braves populations maliennes, annoncent de manière unilatérale le 20 avril 2022 devant l’organe législatif qu’est le CNT un chronogramme de transition de 24 mois.
Moins de deux semaines après cette sortie spectaculaire du Premier ministre, les mêmes autorités de transition, dans un revirement inimaginable, décident de dépêcher à Lomé le mercredi 4 mai 2022 une délégation ministérielle pour solliciter la médiation du Président Faure Gnassingbé Eyadema dans le même dossier.
FACE A TOUS CE QUI PRECEDE,
NOUS,
Partis et regroupement politique du Cadre d’Echange pour une Transition Réussie au Mali,
➢ Mesurant le degré de détérioration de la situation dans presque tous les domaines et des menaces qui pèsent sur l’unité et la souveraineté du pays ;
➢ Considérant que le retour à l’ordre constitutionnel est la condition indispensable au retour de nos partenaires, investisseurs, de la stabilité politique économique et sociale de notre pays et à la levée des mesures de suspensions du Mali des instances de différents organismes régionaux et internationaux.
➢ Considérant la dégradation du climat social et ses conséquences socio-économiques ;
➢ Considérant l’isolement diplomatique dans lequel se plonge de plus en plus le pays ;
➢ Constatant que les autorités organisent le recensement général de la population sur l’ensemble du territoire national sur une période d’un mois ;
➢ Constatons qu’au même moment les autorités n’arrivent pas à organiser les élections dans le délai imparti à la transition.
➢ Réaffirmant son engagement à soutenir le processus de Transition pour un retour rapide à l’ordre constitutionnel normal.
Rappelons aux autorités de la Transition d’inscrire fondamentalement leurs actions à un retour rapide du Mali dans le concert des nations africaines et mondiales et remercions le président Faure Gnassingbé Eyadema d’avoir accepté le rôle de facilitateur pour une sortie de crise au Mali.
Nous exhortons les autorités de Transition et les Chefs d’Etat de la CEDEAO à mettre à profit le sommet du 4 juin à Accra au Ghana, pour trouver un compromis pour la levée des sanctions afin de soulager les souffrances de nos populations respectives.
ONT SIGNÉ:
Les Présidents des Partis et Regroupements Politiques : EPM, Espérance Nouvelle-Jigiya Kura, ARP, NVPM, ASMA-CFP, ICAP, YELEMA, ADRP, CNDR,
Parti Mali Emergence , CVCRT.

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