APPELS À LA DÉMISSION DU PREMIER MINISTRE : LA RÉPLIQUE DU M5-RFP

Les réseaux étaient inondés, la semaine dernière, par les demandes de démission du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga. Certains groupements, notamment le Cadre d’échange des partis et groupements politiques pour une transition réussie au Mali et des partis dont l’Adema, reprochent au chef du gouvernement d’avoir pris déjà parti pour les élections à venir. Certains sont même allés jusqu’à demander son départ lors de la rencontre au ministère de l’Administration territoire et de la Décentralisation, devant le médiateur de la Cedeao, Goodluck Jonathan. Le M5-RFP, le mouvement hétéroclite dont est issu le Premier ministre, sort de son silence et dénonce.

« Le Mouvement du 5 juin – Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) constate avec regret et stupéfaction, que depuis quelques temps, certains partis politiques, comme gagnés par une hystérie collective, demandent à tour de rôle la démission du Premier ministre chef du Gouvernement de Transition, Dr Choguel Kokalla Maïga, et ce, en totale déphasage avec l’opinion nationale et les urgences dictées par les circonstances difficiles que traversent notre Nation »,      regrette le Comité stratégique du M5-RFP dans un communiqué en date du dimanche 24 juillet 2022.

Calomnies

Selon le M5, certains partis politiques ont calomnié le Premier ministre. « Conscients de leur isolement au sein de l’opinion publique nationale qui les a littéralement rejetés, lesdits partis, en l’occurrence ceux regroupés au sein du Cadre dit des partis politiques pour une transition réussie « ? », Yelema et l’Adema-Pasj, organisés en véritable horde chassant en meute, ont profité de la visite du Médiateur de la Cedeao à Bamako, le jeudi 21 juillet 2022, pour calomnier le Premier ministre devant l’illustre hôte, avant de se répandre en déclarations mensongères et à l’emporte-pièces dans la presse pour ressasser leur sempiternelle demande de “démission immédiate” du chef du Gouvernement de Transition », dénonce le M5-RFP.

Pour le M5, l’Adema a profité de cette occasion pour faire « des manipulations » au sujet du Premier ministre. « Comme à son habitude, l’Adema-Pasj, chef d’orchestre occulte, championne de la manipulation et de l’intoxication devant l’éternel, est allé jusqu’à prêter au Premier ministre des propos diffamatoires et mensongers tels : “empêcher le retour des Forces du mal” », précise le communiqué.

Des propos ‘’sortis de leur contexte’’

Le Cadre d’échange et l’Adema ont accusé le Premier ministre d’avoir pris parti pour les élections à venir. Faux, défend le M5-RFP, mouvement du chef du gouvernement. « Le Premier ministre, lors de plusieurs audiences qu’il a accordées à certains partis politiques et organisations de la société civile, à leur demande suite à la levée des sanctions Cedeao/Uemoa contre notre Nation, a invité les forces politiques et sociales acquises au changement à se donner la main, comme elles l’ont fait le 14 janvier 2022 à la suite de l’embargo, pour rendre irréversible le processus de Refondation, en maintenant la dynamique du renouveau massivement soutenue et en gagnant démocratiquement les futures élections. Ces propos, tenus à quelques nuances près lors des différentes audiences, sont délibérément sortis de leur contexte à des fins manifestement malveillantes et d’infox », défend le comité stratégique du M5-RFP.

Frustré, le mouvement hétéroclite rappelle les différentes attaques des opposants contre le Premier ministre. « Ce sont les mêmes partis politiques qui, tout au long de l’année jusqu’à nos jours, n’ont cessé de calomnier et dénigrer le Premier ministre, en actionnant des leviers jusqu’auprès de puissances étrangères. Ce sont les mêmes partis qui ont vainement tenté de saboter la Table ronde des forces vives et les Assises nationales de la refondation (ANR). Ce sont les mêmes partis qui se sont abstenus de s’associer à la grande mobilisation patriotique du 14 janvier 2022 », précise le M5-RFP.

Ce que déplore le M5

Les appels à démission du Premier ministre se font à un moment où il y a des multiples attaques contre les populations. Pour le M5-RFP, ce n’est pas le moment de demander le départ du chef du gouvernement. « C’est au moment où les Groupes armés terroristes multiplient et intensifient les actes de guerre sur tous les fronts par des attaques contre notre armée et notre peuple que ces partis choisissent pour exprimer leur seule exigence, l’unique projet qui vaille pour eux : la démission du Premier ministre et la déstabilisation de l’attelage gouvernemental pour casser la dynamique de Changement et de Refondation en cours », dénonce le mouvement hétéroclite.

Le M5-RFP a enfin réitéré son soutien à la Transition à travers le Président de la Transition, le Gouvernement, le Conseil National de Transition et tous les autres organes et autorités de la Transition, et a salué à nouveau la résistance du peuple malien, résilient et décidé, de façon irréversible, à prendre en main son destin.

Boureima Guindo

Source: LE PAYS

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