AFFAIRE « PARAMOUNT » (ACHAT DES ÉQUIPEMENTS MILITAIRES) : BOUBOU AND CO, DÉSORMAIS SUR LE GRILL !

Le jeudi 28 juillet   , le Procureur Général près la Cour Suprême a émis un mandat d’arrêt  international contre certains anciens ministres et cadre de banque de l’ancien régime d’Ibrahim Boubacar Keita (IBK), suite à l’affaire du marché public « Paramount » (achat des équipements militaires). Cette information, qui était d’abord en phase de rumeur, s’est confirmée au courant de la semaine à la faveur d’un communiqué de presse de la Cour suprême.

Dans ce communiqué, le Procureur Général près la Cour Suprême informe l’opinion nationale et internationale que suite à l’ouverture par la Chambre d’Instruction de la Cour Suprême du Mali d’une information judiciaire sur les faits qualifiés de crime de faux et d’usage de faux, d’atteinte aux biens publics et de complicités de ces infractions , faits liés à l’affaire du marché public dit «  Paramount », lequel marché public s’inscrit dans la mise en œuvre de la Loi d’orientation et de programmation militaire ainsi que de la Loi de programmation pour la sécurité intérieure, un mandat d’arrêt international daté du 25 juillet 2022 est lancé contre certains anciens ministres sous IBK.

Parmi les anciens dignitaires du régime d’IBK concernés par cette affaire figurent l’ancien Premier ministre et ancien ministre de l’Economie et des Finances (en même temps), Dr Boubou Cissé ; de l’ancien ministre de la Défense nationale Tiéman Hubert Coulibaly ; de Mamadou dit Igor Diarra, Ex ministre de l’Economie et des Finances et de l’ancien patron de la Banque Malienne de Solidarité (BMS) Babaly Bah.

En effet, les Autorités de la Transition sont déterminées à aller jusqu’au bout dans cette affaire de corruption qui a fait perdre à l’Etat malien plusieurs centaines de milliards de nos Francs. La sécurité qui demeure l’un des objectifs de notre pays pour recouvrer sa souveraineté, les fonds qui sont alloués à ce secteur doivent être utilisés à bon échéant pour qu’il y ait des bons résultats sur le terrain. Malheureusement cela n’a pas été le cas, malgré la bonne volonté du Président de la République d’alors, Ibrahim Boubacar Kéita, qui s’est battu corps et âme à cet effet. Malheureusement sa seule bonne volonté n’a pas suffi. Il avait à son entourage proche des mafiosi qui se sont alliés pour piller les maigres ressources des contribuables maliens, destinées à la mise en œuvre  de la Loi d’orientation et de programmation militaire ainsi que de la Loi de programmation pour la sécurité intérieure. Aussi curieux que cela puisse paraitre, après la chute du régime, ces mêmes protagonistes ont changé de manteau dans le but d’immigrer dans des formations politiques, pourtant opposées au régime déchu.

Espérons que cette fois ci la justice parvienne à rattraper et juger ceux qui ont conduit le régime d’IBK à l’échec sur tous les plans notamment sur le plan sécuritaire.

A.Tounkara  

Source: Le Sursaut

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