Vidéo sur des migrants vendus : vague de manifestations contre la Libye

La vague d’indignations se poursuit à travers le monde après la diffusion de la vidéo montant des Africains noirs vendus comme des esclaves. Un reportage de la chaine de télévision CNN évoque l’existence d’un marché à esclaves en Libye. Il s’agit de migrants de l’Afrique subsaharienne qui tentaient de franchir la Méditerranée pour l’Europe. À Paris, comme à Bamako, plusieurs organisations de la société dénoncent « une pratique d’une autre époque ».

La vidéo publiée par CNN met en exergue la détérioration des conditions de détention des migrants et réfugiés en Libye. Elle montre des migrants vendus au plus offrant comme des esclaves.
Les images ont fait le tour du monde et provoquent une vague d’indignations. À Paris, plusieurs organisations de la société civile ont manifesté ce week-end contre cette pratique. À Bamako, de nombreux meetings et manifestations ont été organisés.
Dans un communiqué, le gouvernement du Mali a condamné « des pratiques inhumaines ». Bamako exige que « la situation des migrants africains en Libye et dans d’autres pays africains fasse l’objet de discussions au niveau de l’Union Africaine ».
Ce week-end, le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a rappelé l’Ambassadeur du Mali à Tripoli « pour consultation ». Le chargé d’affaires de l’Ambassade de Libye à Bamako a été convoqué au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale « en guise de protestation et pour exiger l’arrêt de cette barbarie ».
Les événements de Libye interviennent alors qu’il y a quelques semaines, plusieurs centaines de migrants de l’Afrique Sub-saharienne ont été expulsés de l’Algérie. Plusieurs dizaines, dont des Maliens, ont été jetées dans le désert.

Les manifestations contre la Libye se poursuivent à Bamako. Un sit-in devant l’ambassade de Libye a réuni ce matin plusieurs associations et partis politiques maliens. Les manifestants interpellent les dirigeants africains à « prendre leur responsabilité face à la tragédie libyenne ».
Tiéblé Dramé, président du PARENA, a participé à la manifestation de ce matin :

« Si nous étions dans un monde juste la cour pénale internationale aurait pu être interpellé ». Pensent certains observateurs qui regrettent que nos états africains soient impuissants face à l‘Union européenne qui ont leur part de responsabilité dans cette vente des migrants.
Bréma Ely Dicko, sociologue, spécialiste des questions d’immigration :

 

Source: studiotamani

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