Tiébilé Dramé à Goodluck Jonathan : « La CEDEAO court le risque d’un échec au Mali…»

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Le parti du bélier blanc de Tiébilé Dramé a soumis sa contribution à la délégation de la CEDEAO conduite par l’ancien président nigérian Goodluck Jonathan dans le cadre du suivi de la bonne marche de la transition. Le point sur lequel il a insisté, c’est la réussite des reformes et la mise en place d’un organe indépendant en charge des élections. 

Le parti de Tiébilé Dramé, même s’il n’a pas souhaité critiquer ce qui s’est passé depuis le début de la mise en la place de la transition jusqu’à nos jours, il a alerté sur l’urgence d’accélérer le processus des nécessaires réformes politiques et institutionnelles. «Nous voulons vous dire tout simplement que le temps n’est pas notre allié, qu’il faut se concentrer, dans la concertation et le consensus sur ce qui est désormais essentiel : la révision de la constitution et la mise en place d’une autorité autonome chargée des élections », a déclaré l’ancien ministre des Affaires et Étrangères et de la Coopération internationale, Tiébilé Dramé. Selon ce parti, la CEDEAO aura échoué sa mission au Mali si les réformes institutionnelles et la mise en place d’un organe indépendant en charge des élections ne sont pas une réalité. « La CEDEAO court le risque d’un échec au Mali si à l’issue de la période transitoire en cours, il n’y a ni réformes ni organe indépendant en charge des élections », prévient le PARENA qui ajoute : « Ces réformes sont parmi les principales résolutions des Assisses nationales de décembre 2019 ». A en croire le parti du bélier blanc, les différentes réformes politiques et institutionnelles correspondent aux aspirations de toutes les forces vives du pays, de l’écrasante majorité des partis politiques et de la société civile engagée dans le processus électoral.

Tiébilé Dramé et son parti ont, à travers une mission de la CEDEAO, invité tous à tirer les leçons des crises précédentes afin de ne pas tourner le dos à la stabilité du Mali. Selon eux, la stabilité politique du Mali passe nécessairement par la révision de la constitution, la mise en place d’un organe indépendant de gestion des élections et le respect de la durée de Transition fixée à Accra.

Il faut rappeler que le PARENA avec d’autres partis politiques ont dénoncé la clé de répartition des sièges entre les forces vives de la Nation pour la mise en place du Conseil national de la transition.

Boureima Guindo

Source: Journal le Pays- Mali
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