Suspension de l’adhésion du Soudan du Sud à l’Union Africaine

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La Commission de l’Union africaine (UA) a suspendu l’adhésion du Soudan du Sud en raison du non-paiement par Juba de ses contributions financières pendant trois années consécutives. Dans un câble diplomatique du 17 juin, vu par Sudan Tribune, la mission du Soudan du Sud en Éthiopie a informé son ministère des Affaires étrangères que le pays avait été sanctionné pour non-paiement de sa contribution aux budgets de l’Union africaine.

L’ambassade a déclaré au siège de Juba que les arriérés du Soudan du Sud envers le bloc africain s’élevaient à 9 191 234,04 $, avant de souligner que la suspension était effective depuis le 16 juin. “On nous a interdit de participer à la réunion de l’UA d’hier, 16 juin 2020”, lit-on dans le télégramme. “La scène a été si dramatique et embarrassante lorsque le président de la réunion a arrêté les procédures pour informer les diplomates sud-soudanais que leur participation était illégale, car la République du Soudan du Sud a été sanctionnée après trois (3) années consécutives de non-paiement”. À Juba, le porte-parole adjoint des Affaires étrangères, Hakim Edward, a confirmé la sanction pour non-paiement et a souligné que des efforts étaient en cours pour régulariser la situation.

“Le ministère des Affaires étrangères souhaite assurer au public qu’il se coordonne avec le ministère des Finances pour résoudre le problème non seulement avec l’UA mais avec d’autres organismes régionaux”, a-t-il ajouté. La sanction ne prive pas le pays d’Afrique de l’Est de son adhésion mais suspend seulement sa participation aux réunions de l’Union africaine. Un régime de sanctions pour non-paiement des contributions financières, adopté en novembre 2018, impose des mesures à court et à long terme aux États membres qui ne respectent pas partiellement ou totalement leurs obligations financières dans un délai de six mois à deux ans. La réforme autorise des sanctions contre un État membre qui ne paie pas 50% de ses contributions dans un délai de six mois. L’Etat membre sera privé de son droit de prendre la parole ou d’apporter toute contribution aux réunions de l’Union africaine.

 

Source: sudantribune

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