Le sport malien dans la tourmente : Putsch éventré à la Fédération d’athlétisme aussi

Un collectif de candidats aux postes électifs à la Fédération malienne d’athlétisme (FMA), soutenu par les ligues de Bamako, Kidal, Ségou, Gao et Sikasso, dénonce le complot à la base de l’élection du nouveau bureau et n’entend pas croiser les bras.

Le mardi 5 novembre, Daouda Sogoba et ses compagnons d’infortune Mohamed Alassane, Ousmane Koké Mariko, Assagaye B. Maïga et Bouya Ben Maouloud, candidats recalés au conseil national de la FMA le 25 novembre 2017, étaient face à la presse à la Maison de la presse pour évoquer les irrégularités qui ont entaché la mise en place de la nouvelle équipe dirigeante de l’athlétisme.

Ils ont fustigé les violations massives et sélectives des textes par Mme Sangaré Aminata Kéita, présidente réélue de la FMA. Selon le conférencier Daouda Sogoba, le dernier mandat a été marqué par des démissions des membres élus et nommés, des suspensions et des avertissements à l’encontre de certains démembrements, des boycotts de compétitions et la mise en place d’une ligue parallèle à Sikasso.

Selon ses explications, aucune décision quelconque du conseil national n’a été prorogée sur ce mandat. “Au regard de ceci et à compter du 16 novembre, le bureau présidé par Aminata Keita n’avait aucune légalité ou légitimité pour organiser un conseil national ou agir au nom de la Fédération malienne d’athlétisme”.

“Notre grande surprise a été de constater que les représentants du Comité sont venus en nombre pour défendre toutes les positions  anti statutaires de la présidente sortante alors que l’article 10 des statuts fixe la composition des membres du conseil national dont nulle part ne figure le représentant du Cnosm. A contrario un des membres statutaires du conseil n’a reçu aucune invitation de la présidente sortante de la FMA. Par conséquent, nous ne reconnaissons pas le bureau présidé par Mme Sangaré Aminata Kéita et entreprendrons conformément à l’article 49 de nos statuts toutes les démarches administratives, sportives et judiciaires pour faire respecter les textes de la Fédération et la loi 031 du 14 juillet, désormais la boussole devant régir les activités physiques et sportives en République du Mali”, a martelé M. Sogoba.

Aussi, il a invité les autorités à jouer leur rôle d’arbitre en faisant respecter les textes. “Notre sport est arrivé à un niveau où il est grand temps que le président s’implique davantage pour nous sortir définitivement de cette crise qui a trop duré”, ajoutera-t-il.

Le collectif des candidats aux postes électives sont déterminés à agir autrement si rien n’est fait dans les jours à venir.

Notons que la Fédération malienne de football est engluée dans une crise profonde depuis bientôt quatre ans. Mardi, des supporters en colères voulaient déloger le ministre des Sports, cause selon eux de ce désordre. Housseyni Amion Guindo ne devra son salut qu’à la promptitude des éléments du 8e arrondissement à repousser ses détracteurs.

Adama Diabaté  

Stagiaire

 

Source: L’Indicateur du Renouveau

Laisser un commentaire