Soumana Sacko, président de la CNAS Faso Hèrè : « le communiqué conjoint Mali-UE sur la réadmission des migrants est bien un accord international »

Soumana Sacko

La convention Nationale pour une Afrique solidaire (CNAS- Faso- Hèrè) a tenu, le samedi 24 décembre à la Maison des aînés, son 2e congrès ordinaire, sous la présidence de Soumana Sako.

C’était en présence de quelques leaders politiques de l’opposition, notamment Soumaila Cissé de l’URD, Tiébilé Dramé du Parena et même l’ancien Premier ministre, Moussa Mara du parti Yèlèma.
Le président de la CNAS Faso Hèrè, Soumana Sako, a saisi cette occasion pour lever le voile sur le fameux communiqué conjoint signé le 11 décembre par le Mali et l’Union européenne sur la réadmission des migrants. Si le gouvernement a fait savoir que ce communiqué conjoint n’est pas un accord, l’ancien Premier ministre, Soumana Sako dit le contraire.

« Ce communiqué conjoint signé par le Mali et l’UE n’est autre qu’un accord international et a valeur juridique. Tout document signé par deux Etats ou plusieurs Etats souverains a valeur d’une convention internationale. Ainsi, un procès-verbal, un traité, un protocole d’accord entre deux Etats est un accord », a expliqué l’ancien Premier ministre.
Il se dit très déçu par la déclaration du gouvernement lors des débats de la motion de censure à l’Assemblée nationale. « Au lieu de dire la vérité aux Maliens sur le communiqué conjoint sur la migration, le Premier ministre Modibo Kéita s’est livré à une compétition de syntaxe avec les députés. Nous avons tous fait la dissertation française et savons ce que vaut un communiqué conjoint en droit international », a martelé le président de la CNAS Faso Hèrè.
Pour lui, dans un pays sérieux, le ministre qui a signé ce communiqué conjoint sur la réadmission des migrants ne devrait pas passer une minute de plus dans le gouvernement.
Après avoir rappelé tous les scandales provoqués par le régime IBK depuis 2013, Soumana Sako a qualifié le gouvernement de pléthorique, d’inefficace et d’irresponsable.
IBK et son gouvernement, a-t-il dit, ont mis le Mali à terre dans tous les secteurs (démocratie, éducation, économie et même sociale).
Les nombreuses crises qui affectent les Maliens font dire au président de la CNAS que le Mali est à la croisée des chemins face à son destin.
Soumana Sako récomande l’organisation d’un « congrès extraordinaire » du peuple malien qui permettra de définir un nouveau « contrat social » et la voie à suivre pour refonder l’armée et l’école malienne; afin de combattre la corruption et la fraude; pour recouvrer la souveraineté et redonner espoir aux jeunes et aux femmes.
Les représentants des partis politiques invités ont apprécié et partagé l’intervention de Soumana Sako lequel, selon eux, a touché du doigt les vrais maux du Mali.
« Depuis 3 ans, le Mali est devenu comme un bateau ivre sur la mer », a martelé l’honorable Soumaila Cissé, président de l’URD (parti de l’opposition).
L’ancien Premier ministre Moussa Mara d’ajouter que son parti Yèlèma et la CNAS ont une même vision, à savoir le « changement ». Il a demandé à tous les partis politiques qui prônent cet idéal (changement) de se mettre ensemble pour atteindre le vrai changement.
Rappelons que 5 ans après sa création en 2011, la CNAS Faso-Hèrè n’a aucun député à l’Assemblée nationale. À l’issue des élections communales du 20 novembre dernier, le parti a pu avoir un maire et une vingtaine de conseillers.
Abou Berthé

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