Sahel : les États-Unis placent le GSIM d’Iyag Ag Ghali sur leur liste noire des « organisations terroristes »

Iyad Ag Ghali

Le principal groupe jihadiste actif au Sahel a été placé sur la liste américaine des « organisations terroristes ». Son fondateur, le Malien Iyad Ag Ghali, y figure depuis 2013.

Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) figure désormais sur la liste noire des organisations considérées comme « terroristes » par les États-Unis. Un communiqué diffusé mercredi 5 septembre par le département d’État américain précise que cette décision « vise à l’empêcher d’avoir accès aux ressources nécessaires pour planifier et perpétrer des attaques terroristes ». En clair, les éventuels avoirs de ses responsables aux États-Unis sont gelés et les ressortissants américains sont interdits de tout échange matériel ou financier avec lui.

Selon Nathan Sales, coordinateur de la lutte contre le terrorisme au département d’État, interrogé par Reuters, « Al Qaïda et ses affiliés, comme le GSIM, demeurent des menaces mortelles pour les États-Unis et nos alliés. Leur inscription fait partie de nos efforts continus pour assécher les finances d’Al Qaïda. »

Nombreuses attaques au Sahel

Alliance de katibas liées à Ansar Eddine, Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) ou encore Al-Mourabitoune, le GSIM a été fondé en mars 2017 par le Malien Iyad Ag Ghali, qui fait aujourd’hui figure d’ennemi public numéro un dans les pays sahéliens. La plupart de ces groupes, comme Ag Ghali, figuraient déjà séparément sur la liste américaine des « organisations terroristes ». En février, Ansarul islam, un groupe jihadiste burkinabè actif dans le nord du Burkina Faso, avait aussi été placé sur cette liste noire.

Depuis sa création, le GSIM a multiplié les attaques au Mali, mais aussi au Burkina Faso et au Niger voisins. Il a notamment revendiqué le double attentat du 2 mars contre l’état-major et l’ambassade de France à Ouagadougou, qui avait fait 8 morts. Considérée comme la principale organisation jihadiste du Sahel, le GSIM détient par ailleurs la Française Sophie Pétronin, enlevée fin 2016 à Gao, dans le nord du Mali.

JEUNE AFRIQUE

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