Retour de la paix et de cohésion sociale au Mali : Les recommandations du Conseil National de la Société Civile

Dans le cadre de la recherche des voies et moyens pour endiguer la crise dans notre pays, notamment instaurer la paix et la stabilité,  les membres du Conseil National de la Société Civile étaient face aux hommes de média le mardi 15 janvier 2019, à la maison de la presse. L’objectif de rencontre était d’alerter aux plus hautes autorités de prendre la situation en main afin de mettre fin à ce cycle infernal.

Ladite conférence de presse était animée par le président du conseil, BoureimaAllaye Touré, en présence des membres de l’Association Ginna Dogon et ceux de TabitalPulaku et ainsi que plusieurs personnalités.

Dans leur déclaration rendue publique, le Conseil National de la Société Civile du Mali s’indigne de la dégradation dangereuse  de la situation sécuritaire au Mali en général et dans le centre en particulier, situation caractérisée par des massacres  à grande échelle des populations civiles.

Face à cette situation, le Conseil National de la Société Civile, selon son président,  ne saurait rester indiffèrent. C’est la raison pour laquelle ils a condamné avec la dernière rigueur les massacres gratuits perpétrés sur les populations innocentes.  Il a demandé avec insistance au Gouvernement d’agir avec fermeté et immédiatement pour mettre fin à ce cycle infernal. Dans sa déclaration, le CNSC rappelle que seules les Forces de Défense et de Sécurité du Mali disposent du droit et de la légitimité d’être armées dans le cadre de leur mission régalienne de protection des personnes et de leurs biens et que toute unité irrégulière non-étatique est illégale.

Par conséquent, la Société Civile invite l’Etat à prendre toutes ses responsabilités et à considérer tout autre détenteur d’arme de guerre comme terroriste. Elle invite le Gouvernement à entreprendre vigoureusement des actions de réconciliation afin de favoriser le retour de la paix avec les  mesures d’accompagnement nécessaires. Elle demande à ce que l’Etat décrète une journée de deuil national à la mémoire de toutes les victimes innocentes sur le territoire national.

Mamadou Nimaga

SourceLa Lettre du Peuple

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