Relevé en janvier dernier “pour avoir fait perdre “temporairement le droit de vote du Mali à l’ONU ; L’ex-ambassadeur du Mali aux Nations Unies Sékou Kassé nommé au très stratégique ministère de la Défense à 5 mois de la retraite

Son nom, Kassé Kéïta, beaucoup de nos compatriotes commencent déjà à l’oublier. Cependant, il y a juste cinq mois de cela, ce conseiller des Affaires étrangères de son état était à la une des médias, lorsque pour cumul de plusieurs arriérés de cotisations, notre pays avait perdu son droit de vote à l’Onu. Ce qui avait mis en émoi tout bon Malien. Les plus hautes autorités de la République, très en colère, l’avaient relevé de ses fonctions d’ambassadeur du Mali à l’ONU pour lui faire payer sa négligence. Et pourtant, ce même Sékou Kassé, qui se trouve d’ailleurs à cinq petits mois de la retraite, vient d’être promu conseiller technique au très stratégique ministère de la Défense et des anciens combattants.

La perte éphémère du droit de vote du Mali à l’Onu, au mois de janvier 2016, avait suscité beaucoup d’indignation de la part  de nos compatriotes qui réclamaient la tête des auteurs de cet acte qui n’honore pas un pays fier comme le nôtre.

Dans une intervention télévisée au journal de 20 heures, le Premier ministre, Modibo Keïta, utilisait le mot “ inadmissible “ pour qualifier  “les dysfonctionnements ayant entrainé la suspension du droit de vote “ et avait promis “ de sanctionner les cadres peu consciencieux de leurs devoirs”. Ce qui avait conduit notre pays à cumuler deux ans d’arriérés de cotisation.

Cette sanction fut chose faite. La première tête tombée, fut celle de Sékou Kassé, ambassadeur du Mali à l’Onu avec résidence aux Etats. Il fut suivi de cadres des Finances dont le directeur du Budget, Sambou Wagué.

Si aucun d’entre eux n’a été poursuivi pour le préjudice moral porté à l’honneur des Maliens, force est de reconnaitre que les responsables de ce forfait que le Premier lui-même avait qualifié de “cadres peu conscients” de leurs devoirs, sont en train de revenir au premier plan dans la gestion des affaires publiques.

Le premier a bénéficié d’une promotion est, curieusement, l’ambassadeur Sékou Kassé. Il a été nommé la semaine dernière au poste de conseiller technique au  très stratégique ministère de la Défense et des anciens combattants, au moment où le pays est en guerre contre les obscurantistes. D’après nos recoupements, c’est en 2013 que M. Kassé était nommé aux Nations Unies par son ami Tiéman Hubert Coulibaly  qui était à l’époque des faits ministre des Affaires étrangères.

Relevé à ce poste en janvier dernier,  son ami l’aurait encore repêché pour le mettre à ses côtés au ministère de la Défense où il devra le conseiller. Espérons que cette fois-ci, ce sera sans négligence parce que le souvenir de la suspension de notre droit de vote aux Nations unies est resté vivace dans les esprits.  En tout cas, cette nomination fait beaucoup jaser et décrédibilise un tant soit peu ce ministère si stratégique qui n’a pas besoin d’un conseiller qui “oublie” de s’occuper de deux années de cotisation de son pays dans la plus grande organisation internationale dans le monde. En plus, il se trouve à cinq mois de la retraite. Pourquoi ne pas faire appel à ces nombreux officiers généraux qu’on oblige de rester à la maison pour dormir alors qu’ils sont prêts à servir leur pays qui en a grand besoin par ces temps de menace terroriste permanente ? Là gît tout le tollé qui accompagne la nomination de Sékou Kassé au ministère de la Défense et des anciens combattants.

Kassoum THERA

 

Source: Aujourd’hui-Mali

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