Région de Kidal : Enième accrochages entre groupes armés

Comité de suivi de l'accord Coordination des Mouvements de l’Azawad Boubèye à kidal

Mardi, en milieu d’après-midi, il y a eu accrochage entre les éléments de la Plateforme et la CMA dans la Région de Kidal. Selon des contacts sur place, les combats ont eu lieu à Adjilal, à 70 km à l’est de Kidal.

Qu’est-ce qui a provoqué cet énième engrenage ? Selon un communiqué de la CMA, l’une de ses patrouilles, chargée de surveiller la zone de Adjilal « pour protéger les populations civiles contre les exactions flagrantes dont elles sont victimes, et assurer la liaison avec l’axe de Ménaka, a été ciblée par une attaque violente du GATIA». Faux, rétorque le GATIA qui assure que ce sont ses positions ont été attaquées.

Ce qui est sûr, c’est que les combats ont été très durs. Ils auraient duré pendant près de 2 heures environ et auraient tourné à l’avantage du GATIA.

Par ailleurs, dans un communiqué, le GATIA assure que « le conflit actuel n’oppose que les Imghad et les Ifoghas à cause de la gestion oppressante que les Ifoghas imposent à tous ceux qui vivent à Kidal » et « invite les autres communautés à se tenir hors des hostilités actuelles ».

Ce n’est pas la première fois que les deux groupes rivaux s’affrontent autour de la ville depuis que le GATIA s’est retiré de la ville en juillet dernier suite à des combats meurtriers qui avaient fait au moins une soixantaine de morts dans les deux camps.

Depuis lors, le GATIA s’est installé en hors de la ville mais la tension n’a jamais baissé, surtout que la CMA organise des patrouilles hors de la ville. Dès lors, l’affrontement devenait inévitable. Surtout que des éléments du GATIA sont décidés à revenir dans la ville pour sécuriser leurs communautés.

Dans une déclaration publiée hier, le gouvernement dit suivre « avec une vive préoccupation les affrontements qui opposent dans la région de Kidal, depuis le mardi 09 août 2016, deux des mouvements parties prenantes de l’Accord de Paix et de Réconciliation issu du processus d’Alger ».

Le gouvernement, poursuit la déclaration déplore les pertes en vies humaines et présente ses condoléances attristées aux familles éplorées. Il « condamne la reprise des hostilités et demande aux belligérants de faire preuve de retenue et d’y mettre fin dans l’intérêt supérieur des populations ».

« Le gouvernement (…) considère que la situation créée par la reprise des hostilités constitue une menace grave pour la mise en œuvre de l’Accord, notamment pour la mise en place rapide des Autorités intérimaires qui contribueront à la normalisation et à la sécurisation des populations dans les zones concernées », conclut la déclaration.
A. DIARRA

Source: Essor

Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.