Moussa Mara signe et persiste : ” Je n’ai pas été associé de près ou de loin à l’achat de l’avion présidentiel “

l’achat de l’avion présidentiel

Lors de la conférence de presse, le candidat Moussa Mara a été interrogé sur la récurrente question de l’achat de l’avion présidentiel. Et sans aller avec le dos de la cuillère, Moussa répondra qu’il n’a été associé, de près ou de loin, à l’achat de l’avion présidentiel.

Moussa Mara a tenu à clarifier les choses et s’est largement expliqué sur cette affaire qui a fait couler beaucoup d’encres. “Les gens feignent souvent de l’oublier. Ce n’est pas moi qui ai acheté l’avion. Sur ce dossier, on parle presque plus de moi que du président lui-même. Mais comme c’est la politique, il faut l’accepter. L’avion a été acheté du temps du Premier ministre Tatam Ly. Il y avait en ce moment l’actuel Premier ministre qui était ministre de la Défense. Le ministre Koumaré était au département de l’Équipement et des Transports et qui était, comme tant d’autres, impliqué. Il y avait Mme Bouaré qui était ministre de l’Économie et des Finances. C’est cette équipe et le président IBK qui ont acheté l’avion. Et il est bon que les Maliens le sachent.

J’ai eu le malheur d’arriver à la Primature au moment de l’arrivée de l’avion au Mali. J’ai été nommé Premier ministre le 5 avril 2014 et l’avion est arrivé le 7 avril 2014. Donc, je suis arrivé pratiquement avec l’avion. Mais l’avion a été acheté en décembre 2013. Il est bon de le noter. Maintenant, qu’est ce qui s’est passé quand l’avion est arrivé ? Le 29 avril 2014, je suis arrivé à la Déclaration de politique générale du gouvernement. Et l’opposition a posé la question sur l’avion.

D’abord, j’ai donné les informations qui m’ont été données par les services de l’Etat de l’époque, le ministère des Finances, sur les questions si l’avion a été acheté ou pas par le Mali, le ministère de l’Équipement, le ministère de la Défense, l’immatriculation et autres et sur l’ancien avion qui a aussi concerné le débat. Donc, ça veut dire que le Premier ministre que j’étais a donné les informations qui lui étaient données par les services. Je n’ai pas de preuves pour dire que ces informations étaient fausses. Parce que là où les gens ont dit qu’il y a des différences de chiffres, c’est entre ce que j’ai dit et ce que le président de la République lui-même a dit dans une interview à Jeune Afrique” s’est exclamé Moussa Mara.

Il a tenu dans cet élan à préciser : “Le président a dit que l’avion a été acheté à 18,5 milliards Fcfa, soit 38,5 millions de dollars. Et j’ai dit à l’Assemblée nationale que l’avion a coûté au Mali 20 milliards Fcfa. Et ces 20 milliards Fcfa étaient les 18,5 milliards Fcfa payés au fournisseur plus les frais de parking. Parce que l’avion a été acheté en décembre en Californie et a passé un certain temps en ces lieux. Ensuite, il y a eu les frais d’assurance, les frais de transport jusqu’à son arrivée à Bamako. Des commissions ont été versées.

Donc, en tout, l’avion a coûté au Mali 20 milliards Fcfa. Cela veut dire que dans les faits les deux informations sont exactes. Le président a parlé de ce qui a été versé au fournisseur, c’est-à-dire les 18,5 milliards Fcfa. Et j’ai dit ce que L’État malien a versé au fournisseur en plus des autres dépenses. Ce qui fait 20 milliards Fcfa. C’est ce que j’ai dit à l’Assemblée nationale et partout. Mais les gens continuent de dire qu’il y a des différences de chiffres et qu’il y a du mensonge dans l’air. Il faut le concéder”, s’est justifié Moussa Mara.

” J’estime que j’ai commis une erreur de communication “

Dans son explication, Moussa Mara a estimé que dans ce dossier, il a commis une erreur de communication qui part du principe que les informations qu’il a données sont passées au second plan par rapport au principe.

“L’avion est considéré comme un bien de luxe dans un pays en guerre et défendu par un individu (lui Mara) qui était considéré rigoureux, transparent, à cheval sur les deniers publics. Donc, il y a eu une différence entre la perception de mon image par les Maliens et ce que j’ai prononcé à l’Assemblée nationale. Je concède cette erreur de communication. Sinon, sur le fond, les autres informations qui ont été données sont des informations qui ont été données par les services de l’État. Et je n’ai pas de preuves sur la fausseté ou la véracité de ces informations. Mais le fait essentiel, c’est que ce n’est pas moi qui ai acheté l’avion. Cela doit être noté “, a-t-il précisé.

Siaka DOUMBIA

SourceAujourd’hui

Laisser un commentaire