Manque de courage politique de l’Adema : Dramane Dembélé exprime sa déception

Dramane Dembélé

Première force  politique au Mali aux premières heures de la démocratie, aujourd’hui faiseur de roi, l’Adema Pasj est en passe de décevoir plus d’un. C’est du moins le constat tiré d’une publication de l’un de ses responsables sur les réseaux sociaux, en l’occurrence Dramane Dembélé.

A des problèmes sérieux, il faut des solutions bien réfléchies. Mais l’Adema jouerait au mouton de panurge dans la situation que vit le pays. Certes, c’est dans les moments difficiles que l’on doit être solidaire ; mais, on  ne doit pas fuir ses responsabilités. Telle semble être la leçon que le candidat malheureux de l’Adema à la présidentielle de 2013 veut enseigner à son parti.

Au regard de la délicate situation que traverse notre pays, certaines formations politiques ont, en toute responsabilité, fait des communiqués de sortie de crise. Mais celui de l’Adema était en deçà des attentes. C’est le sentiment que Dramane Dembélé a partagé avec l’opinion publique.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, sous forme de tribune,  intitulée « Ma conviction », Dramane Dembélé  estime que l’Adema-Pasj a failli par son attitude. Pour lui,  ce parti aurait dû amener IBK à ne pas avoir du sang sur sa main. «Nous sommes en présence du choc le plus violent depuis la révolution de Mars 1991. Qu’est ce qui nous arrive? Qu’avons nous fait? Pour citer le Cardinal Zerbo. La situation appelle et interpelle. Monsieur le Président, ressaisissez-vous ! Je salue le courage politique de la Codem et du Parena », a-t-il déclaré.

Dans sa conviction, il estime que le peuple souverain est le gardien de l’opinion publique critique et constructive à la fois.  Il invite alors à faire le sacrifice, à rester debout, car, résister est une mission sacrée. De son point de vue, l’horizon au Mali s’assombrit. « Les jours paisibles progressivement s’éloignent du cœur des Maliens. Les discours tenus ici et là ne rassurent plus et nous renvoient à l’Etat méprisant et répressif. Je ne crois pas en l’Etat répressif. Je crois en l’Etat qui dialogue », regrette ce responsable de l’Adema. Pour lui, le challenge est de comprendre, de respecter, de convaincre et d’agir. Sinon, prévient-il, « l’absence d’écoute renvoie à l’image de la marmite qui bout sans que le couvercle laisse le plus petit espace pour évacuer la chaleur. Assurément, le couvercle saute en étant susceptible d’ébouillanter le cordon-bleu, en l’occurrence l’élu de son temps.  L’écoute est une capacité à aller plus au-delà de nos certitudes », conclu Dramane Dembélé.

Oumar KONATE

 

La Preuve

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