Mahamet Doucara, DG des douanes à propos des recettes attendues en 2019 : « La réalisation de cet objectif est un impératif »

A l’instar de la Communauté internationale, les Douanes maliennes ont célébré, le samedi 26 janvier 2019, la Journée Internationale de la Douane. L’occasion pour le Directeur Général des Douanes maliennes Mahamet Doucara de s’engager pour relever les défis et les obligations auxquels le poumon de l’économie malienne fait face.

La cérémonie d’ouverture de la journée, qui s’est déroulée à la Direction Générale des Douanes du Mali à Bamako, a enregistré la présence de Modibo Maïga Conseiller Technique au Ministère de l’Economie et des Finances, représentant son Ministre de tutelle, le Directeur Général Adjoint, centraux et régionaux, les Chefs de Bureaux, de Brigades et de Postes, le Président de la Fédération des Transitaires du Mali, des opérateurs économiques et autres acteurs de l’économie malienne.

Le slogan choisi cette édition 2019 est : «Des frontières SMART pour des échanges commerciaux fluides et le mouvement sans entraves des personnes et marchandises», sous le thème : «Le mouvement transfrontaliers fluide et rapide des marchandises, des personnes et des moyens de transports».

Selon le Directeur Général des Douanes Maliennes, la Journée Internationale de la Douane est une journée spéciale qui magnifie les efforts des hommes et des femmes qui travaillent dans les Administrations douanières du monde entier. L’occasion pour Mahamet Doucara de rappeler et d’expliquer les missions des Administrations douanières qui contribuent non seulement à la mobiliser les recettes fiscales de l’Etat, à assurer la sécurité les populations, mais également à faciliter la circulation des marchandises et des personnes pour la prospérité de nos populations

«Les Administrations douanières membres de l’Organisation Mondiale des Douanes sont appelées à examiner la manière dont elles peuvent rendre fluides les échanges commerciaux et faciliter la circulation des personnes afin de favoriser leur participation au commerce transfrontalier. Elles sont sur les frontières pour servir au mieux les Opérateurs économiques et accroitre leurs perspectives de dédouanement. Par conséquent, elles sont invitées à se pencher sur la leçon afin qu’elles puissent sécuriser », a explicité Mahamet Doucara.

Conformément au message du Secrétaire Général de l’OMD, le DG des Douanes maliennes dira qu’il revient « tout naturellement à la Douane d’être le Chef de file des initiatives pour consolider et accroître les efforts visant à rendre plus aisée la circulation des biens et des personnes à travers les frontières et à transformer, de surcroit, la mondialisation en une force positive».

S’agissant du thème retenu cette année, Mahamet Doucara a fait comprendre qu’il faut retenir que « SMART » qui signifie « intelligent », est un moyen permettant de décrire les objectifs que l’on veut exprimer de façon la plus claire, la plus simple à comprendre et pour lesquels les résultats sont réalisables. Le Secrétaire Général de l’OMD encourage, donc, le partage entre les membres les pratiques plus pertinentes au cours des différentes réunions et conférences de l’OMD ainsi qu’à travers ses publications
A travers cette journée, l’Administration douanière malienne a présenté les mesures douanières liées au thème qui fera l’objet d’une communication basée sur les cinq éléments, à savoir la sécurisation des frontières, la mesure de la performance, l’automatisation des procédés, la gestion des risques et l’utilisation de la technologie.

«L’Administration des Douanes, convaincue que seule une synergie des actions des différents services aux frontières permettra d’atteindre les objectifs du contrôle des marchandises et des personnes, a engagé certains projets de réformes visant à atteindre les objectifs du cadre des normes SAFE pour la sécurité de la chaine logistique internationale, adoptés en juin 2005. Au titre des réformes engagées pour faciliter les échanges, on peut citer, entre autres, la coopération et la coordination effective entre les services douaniers aux frontières, la construction de Postes juxtaposés (PJC) au niveau de certains corridors (poste de contrôle juxtaposé de Zégoua à la frontière entre le Mali et la Côte-d’Ivoire; celui de Herèmakono, à la frontière avec Burkina Faso; le poste de contrôle juxtaposé de Moussala, à la frontière entre le Mali et le Sénégal et enfin celui de Kourémalé, à la frontière entre le Mali et la Guinée Conakry», a précisé le Directeur Général des Douanes maliennes.

A ceux-ci s’ajoutent le développement de l’outil informatique, à travers une meilleure application des fonctionnalités qu’offre le logiciel SYDONIA, afin de tirer profit du système de communication en réseaux ; la mise en œuvre du plan d’actions opérationnel de la Direction Générale ces Douanes sur la gestion des risques, qui propose une série d’actions visant à parvenir progressivement à une gestion des risques (en matière des douanes) plus cohérente, efficace et rentable, pour un contrôle ciblé de marchandises ; le suivi du Programme d’Appui au Commerce et à l’Intégration Régionale (PACIR), regroupant le Mali, le Burkina Faso, la Côte-d’Ivoire et le Sénégal , et une référence pour l’interconnexion des systèmes informatiques douaniers.

«La réalisation de ce programme permettra, au-delà de la traçabilité, l’allègement des procédures, la réduction des obstacles, des lourdeurs et des tracasseries administratives », a-t-il soutenu.

A en croire le Directeur Générale des Douanes, la facilitation du commerce transfrontalier, aussi importante soit elle, doit rimer avec la réalisation des objectifs de recettes assignés.

Pour l’année 2018, les objectifs n’ont pas été atteints du fait de l’impact négatif sur notre économie des facteurs endogènes et exogènes.

Et Mahamet Doucara d’indiquer : «Pour l’année 2019, il est attendu de la Direction Générale des Douanes la réalisation de 689,1milliards de francs CFA. Il reste entendu que la réalisation de cet objectif est un impératif pour l’Administration des Douanes. Il nous faut, dès lors, accélérer la mise en œuvre d’un Programme des Opérateurs Economiques Agréés à travers le développement du partenariat entre les services douaniers et les opérateurs économiques fiables, poursuivre et finaliser l’informatisation et la gestion des contentieux douaniers, nous approprier l’Analyse des risques, intensifier les contrôles à posteriori et mettre en place un système efficace de lutte contre la fraude douanière».

Auparavant, le DG des Douanes maliennes s’est félicité de la coopération douanière entre sa structure et l’Organisation Mondiale des Douanes (OMD). Une coopération qu’il qualifie d’excellente. Une appréciation partagée par son Secrétaire Général et la Vice-présidence de la Région OMD de l’Afrique Occidentale et Centrale.

Cyril ADOHOUN

SourceL’Observatoire

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