Les restitutions d’œuvres d’art africaines au cœur de nouveaux rapports entre la France et l’Afrique?

Il y a un an à Ouagadougou, le Président de la République française Emmanuel Macron déclarait : « Je veux que d’ici cinq ans, les conditions soient réunies pour des restitutions temporaires ou définitives du patrimoine africain en Afrique ». Deux chercheurs étaient alors missionnés pour étudier la question : Felwine Sarr et Bénédicte Savoy. Ils sont nos invités, ce dimanche 25 novembre 2018, dans Internationales alors que leur rapport vient d’être rendu public, avec cette proposition majeure : la modification du code du patrimoine français.
Dans les années 80, le problème de la spoliation des œuvres d’art d’Afrique subsaharienne du temps de la colonisation avait déjà été soulevé, mais aucune décision concrète n’avait été prise. La dynamique enclenchée cette fois-ci a-t-elle plus de chance d’aboutir ?
Felwine Sarr et Bénédicte Savoy se montrent confiants à ce sujet, même si en France, le débat promet d’être houleux. Felwine Sarr, écrivain (auteur de l’essai Afrotopia, éditions Philippe Rey, 2016) et économiste, enseignant à l’Université de Saint-Louis au Sénégal et Bénédicte Savoy, historienne, professeur au Collège de France et à l’Université technique de Berlin, viennent nous faire part du résultat de leurs travaux sur ces œuvres, dont une bonne partie sont visibles –en France- au Musée du Quai Branly à Paris.

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