Les magiciens du JNIM frappent encore à Ber

Pour masquer leur échec de l’attaque de Ber de la semaine dernière, les terroristes du JNIM se font magiciens et inventent des escadrons entiers de terroristes, démontrant toute leur imposture sur Internet ! Pendant ce temps, des kamikazes se laissent endoctriner alors que les chefs se terrent comme des lâches.

 

Le week-end dernier avait comme un goût de jugement dernier au Mali. En effet, contre toute attente, les légions entières du JNIM se sont abattues contre les croisés et les mécréants dans la région de Ber. D’après le revendiqué officiel des terroristes sur les réseaux sociaux, ce n’est pas moins de 80 combattants répartis au sein de plusieurs escadrons, deux martyrs, des opérations spéciales et toutes sortes d’armes qui ont fendu les casques des victimes impies. Selon plusieurs témoins de l’attaque, un porte-avions avec le drapeau noir aurait été aperçu sur le fleuve Niger, tandis que des chars ailés seraient descendus directement du ciel pour frapper les kufars de toute leur force ! On dit même que Yahya Abu Al-Hammam aurait hésité à déclencher le feu nucléaire mais dans sa grande bonté, il se serait abstenu… Vous êtes trop bon, émir !

Cette démonstration de force, inédite dans notre pays depuis la création du JNIM, aura eu un résultat à la hauteur des moyens déployés et aura porté un coup fatal à l’ennemi, dont Barkhane, les FAMa et la MINUSMA ne pourront sûrement pas se remettre. En effet, quand le marteau céleste et divin de la foudre djihadiste s’est abattu, le bilan fût sans appel : deux morts burkinabè. Voilà le terrible résultat de cette opération que les auteurs décrivent comme … « héroïque » ! Les soldats du JNIM ont beau être de piètres combattants, il faut néanmoins admettre qu’ils ont un très bon sens de la communication et de l’autodérision, laissons leur ça ! Presque magiciens diront certains, puisqu’ils ont la capacité de faire apparaître des escadrons entiers, qui disparaissent soudainement sans laisser de traces. À moins que la vérité soit autre : cachés comme des lâches, attendant que les convois explosent sur une mine, ils surgissent alors, tirent maladroitement sur tout ce qui bouge et décampent aussi vite. Cela expliquerait alors comment 80 « soldats aguerris » parviennent à un résultat aussi faible.

Malgré le ton volontairement sarcastique de cet article, l’évènement a réellement quelque chose de tragique. Tout d’abord parce que deux militaires burkinabè ont péri alors qu’ils servaient un idéal de paix et de réconciliation nationale au sein de la MINUSMA. Mais aussi parce que deux combattants sont morts en martyrs. Après toutes ces années de guerre, après tout ce sang versé, après toutes ces femmes veuves et ces enfants orphelins, il est difficile d’accepter que certains succombent encore au chant des sirènes du terrorisme et se laissent envoûter par les parias du JNIM. Étrangement, ce sont toujours les mêmes qui meurent : des jeunes, désœuvrés, endoctrinés, parfois drogués, généralement contraints et qui finissent dans l’oubli et le corps éparpillé.

De l’autre côté, ceux qui sont aux commandes sont étrangement toujours les mêmes aussi. Dans leurs vêtements de bonne facture et propres, ils ne sont pas tâchés de sang. Ils restent loin des champs de batailles et regardent leurs fameux « escadrons » mourir pour eux, tout en préparant les vagues des prochains idiots utiles qui iront se sacrifier pour une cause qu’ils ne comprennent même pas. Malgré ce qu’ils disent sur « l’avidité de mort », Iyad Ag Ghali, Yahya Abu Al-Hammam et consorts tiennent beaucoup trop à la vie pour risquer de se faire mal au petit doigt sur un champ de bataille. Si seulement ils avaient le courage de mourir en martyrs, le Mali serait enfin débarrassé du fléau du JNIM une bonne fois pour toutes. Mais nous savons tous qu’ils sont bien trop lâches pour ça.

Ibrahim KEÏTA

Source: autres presses

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