LE BLOC M5-RFP: LES FISSURES DE PLUS EN PLUS VISIBLES ENTRE LES LEADERS DE CE MOUVEMENT

Plus question d’ignorer que des dissensions commencent à se faire voir au sein du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des Forces Républicaines (M5-RFP). Si certains ne veulent pas le départ du Président de la République, d’autres ne jurent que par cette démission d’IBK. Par contre d’autres semblent pour les deux.

Au dernier point de presse, certains leaders du M5-RFP ont manqué à l’appel.  Si cela n’a pas été dit où mentionné, ce n’est pourtant pas fortuit. En effet, selon certaines indiscrétions, la pression de la Communauté Internationale semble avoir créé des mésententes au sein du bloc contestataire du régime IBK. Cela a été toujours constaté qu’il y a un écart de langage entre les leaders du M5-RFP et le patron de la CMAS, l’Imam Mahmoud Dicko. Ce dernier n’a jamais réclamé la démission du Président IBK, contrairement à ce que affirment les Issa Kaou N’Djim et les Cheick Oumar Sissoko et compagnie. A la lecture du Mémorandum lors du dernier point de presse le 1 juillet 2020 dernier, Cheick Oumar Sissoko, patron du Mouvement Espoir Mali Kura (EMK) n’y était pas. Et pourtant celui-ci n’a jamais manqué une rencontre. La raison évoquée est qu’EMK refuse de signer le Mémorandum du M5RFP car dit-il dans une vidéo :« Ce n’est pas notre point de vue ».

Espoir Mali Koura (EMK), le Mouvement dirigé par l’ancien ministre Cheick Oumar Sissoko, n’adhère pas au mémorandum présenté par le M5RFP le 1er juillet. L’organisation reste sur sa position initiale:« la démission d’IBK et de son régime ».

L’unité de la contestation contre le pouvoir actuel tend vers la fissure. Membre de la «  troïka » à l’origine des premières protestations, l’EMK s’est démarqué des propositions de sortie de crise du M5RFP. Dans un Mémorandum, la coalition dicte ses conditions pour éviter le départ du Président de la République. Elle suggère notamment de maintenir celui-ci mais sans pouvoir réel de décision et exige la dissolution de l’Assemblée Nationale et de la cour constitutionnelle. Le Premier ministre devra aussi être nommé par elle avec des prérogatives élargies.

« Ce n’est pas notre point de vue », a réagi le 1er juillet Cheick Oumar Sissoko dans une vidéo à l’issue d’une rencontre avec les membres de l’EMK.

L’ancien ministre révèle que le Mémorandum a été rédigé avec la conviction que le Président de la République le rejettera.

« Pourquoi lui proposer si on sait qu’il va refuser ? », s’est-il interrogé.

Selon Cheick Oumar Sissoko, (…)

 

Source: nouvel horizon mali

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