Kolondiéba : En trois mois une femme a assassiné trois de ses enfants

La vie est pleine d’épreuves. Cette histoire macabre qui vous sera présentée s’est déroulée dans la ville de Kolondié le samedi 9 septembre 2016. En effet, madame fané Salimata Koné a jeté deux de ses enfants dans un grand puits : une fille âgée de 7 et un garçon de 5 ans. Ces crimes s’ajoutent à la mort de son nouveau né âgé de 2 mois il y a deux mois.

Comment la scène s’est passée ? Madame Fané Salimata est une des épouses de M. Bakary dit Vieux, commerçant domicilié à Kolondiéba. Leur vie conjugale dure depuis 20 ans. Pendant ces 20 ans de mariage Salimata a fait cinq maternités dont deux filles. Après la naissance du défunt âgé de 5 ans, la dame en question a été affectée par une déficience mentale pour des raisons inconnues.

Ne jouissant pas de toutes ses facultés, sa coépouse s’occupait de l’entretien de ses enfants. Ce samedi noir, compte tenu des différentes occupations à la veille de la fête, la coépouse avait demandé à Salimata de laver ses enfants le soir.

Ainsi dit ainsi fait. Salimata a lavé la fillette en première position qui était repartie à côté de son père au marché. Salimata a ensuite lavé le garçon puis le porta sur son dos pour aller demander la fillette à son père afin qu’elles rentrent ensemble en famille. Comme la nuit tombait le mari n’a pas douté de son épouse. Et il a laissé la fille dans les mains de sa mère. En partant à la maison, Salimata a rebroussé chemin pour se diriger vers ce grand puits à 100 mètres environ de sa concession.

Arrivée au bord du puits, elle prit sa fille qui la suivait et la propulsa dans le puits. Ensuite, elle détacha le garçon qui était sur son dos qui subit le même sort que sa sœur. Marquée par l’épreuve peut-être, Salimata est allée s’arrêter devant la mosquée en disant qu’elle a mis ses enfants dans le puits. Sans tarder les gens se sont rendus sur le lieu indiqué pour en savoir plus. A leur arrivée, ils ont aperçu le corps de la fillette flottant au fond du puits. Grâce à l’intervention des bonnes volontés, le corps de la fillette a été sorti.

Quand, les gens ont posé la question où se trouve le garçon, elle dit que ce dernier aussi est dans le puits. Toujours la population s’est investie pour faire sortir le corps de ce dernier. Les deux corps ayant été remis à la famille, le mari et sa femme coupable plus d’autres membres de la famille sont passés au Centre de Santé puis à la Gendarmerie pour faire constater le drame. Ces différents services ont rempli les formalités requises en matière et les victimes ont été inhumées dans la même nuit.

Il faut signaler qu’il y a deux mois, Salimata avait accouché d’un garçon. A l’âge de deux mois, un jour cet enfant est trouvé mort à côté d’elle. Car, la belle mère de la folle a lavé l’enfant l’a laissé dans les bras de sa mère pour téter. Avant que l’enfant ne finisse de téter la grand-mère s’occupait d’autres choses. A son retour pour prendre l’enfant, elle trouva le nouveau sans vie. La famille prit cet acte avec philosophie sans chercher à enquêter sur les circonstances qui ont entrainé la mort de leur progéniture.

Il a fallu que le drame du samedi 9 septembre soit commis pour que les gens comprennent que Salimata était à la base du décès de son enfant de deux mois. La raison de la mort est méconnue mais les gens ont douté fort si Salimata n’a pas étouffé l’enfant. C’est dans ces conditions que les trois dernières maternités de la dame en question sont mortes. Ces cas nous amènent à poser la question, à qui incombe la responsabilité de ces crimes ?

Nous rappelons que Salimata est une déficiente mentale reconnue de tous. Mais, comme on le dit dans le jargon populaire, sa maladie est une « folie douce » en langue locale bamanankan ‘’fa souma len’’. Une malade qui raisonne tantôt et ne raisonne pas le plus souvent. Mais elle n’agresse personne et n’est pas aussi violente dans ses propos ni dans ses actes.

En tout état de cause, Bakary Fané dit Vieux prend tous ces drames avec philosophie. Pour lui, c’est Dieu qui a voulu que ces malheurs se produisent dans sa vie conjugale avec Salimata. Aux dires de ce dernier, quand il mariait Salimata celle-ci était bien portante physiquement et mentalement. Ce qui fait qu’elle a donné naissance aux enfants dont l’aînée doit faire cette année le baccalauréat.

En conclusion, Bakary trouve que c’est un devoir pour lui de garder Salimata avec sa folie et d’assumer tout ce qu’elle pose comme acte. Pour terminer, nous estimons que le mari, sinon toute la famille Fané doit s’investir maintenant pour préserver les vies des deux autres enfants vivants et futurs. Même si elle doit recourir aux services étatiques à cette fin.

Abdoulaye Diarra dit Da Monzon Correspondant à Kolondiéba

Source: Le Relais de Bougouni

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