Kidal : Le GATIA redemande un partage du pouvoir politique et sécuritaire de la Région

Les dirigeants du mouvement d’auto défense de la Plateforme, le GATIA ont animé une conférence de presse sur l’Accord d’Alger et la situation actuelle qui prévaut à Kidal. C’était en présence de Haballah Amzata, secrétaire général adjoint du mouvement, de l’honorable Moulaye Hamed, Anoun Ould, Oudey Ag Mohamed etc.

Où est le blocage ? Qui est responsable du blocage du processus de paix ? Le secrétaire général adjoint du GATIA dégage toute responsabilité de son mouvement. Selon Haballah Amzatta, tous ceux qui ont tendance à croire que le GATIA est le point de blocage se trompent. Il a rappelé que lorsque  la CMA a réclamé aux autorités la mise en place des autorités intérimaires, le GATIA a aussitôt fourni sa liste contrairement aux autres groupes armés. Aussi, concernant les patrouilles mixtes, le mouvement de la Plateforme a donné sa liste mais la CMA jusqu’à présent n’a rien donné, selon les responsables du Gatia.

Il dira que c’est le GATIA qui a aussi demandé le retour de l’Etat à Kidal pour assurer les  patrouilles mixtes. Selon le secrétaire général adjoint  principal, le problème à Kidal est  aujourd’hui  dû à ceux qui empêchent les fils de Kidal de retourner dans la ville. Il a indiqué que  ces gens pensent que le retour du GATIA à Kidal signifierait le retour de l’armée malienne. Pour Habala natif de Kidal, leur souci, c’est de voir le retour des services sociaux de base afin que les populations puissent retrouver la paix.

Cependant, il dira que personne ne peut nier aujourd’hui les difficultés entre la communauté Imghad et la communauté  Ifoghas. Il a rappelé que ce problème a commencé depuis les années 1990.  Selon lui, la communauté Imghad a été obligée de créer le GATIA quand l’armée Malienne n’était plus à Kidal pour protéger les populations  qui faisaient l’objet de persécution et d’humiliation. Oudey Ag Mohamed, membre du haut conseil des Imghads dira que cette conférence a été tenue à cause des incriminations et des procès d’intentions dont le GATIA fait l’objet.

Selon lui, le GATIA n’a aucune option sécessionniste et n’a aucune intention de s’opposer à la paix. Il dira que  la communauté Imghad et autres tribus font l’objet d’exactions de la part du MNLA et alliés. C’est pourquoi, ils ont jugé nécessaire de se défendre aussi, a-t-il fait savoir. « Et, c’est ce  qui a poussé le GATIA à s’organiser sinon le mouvement n’a jamais été un obstacle à la paix. » Il a, au nom du   GATIA, demandé  une neutralité entre les différentes  communautés et à demandé l’envoi d’une commission indépendante pour aller vérifier celui qui s’oppose à la paix. Pour une sortie de crise, le GATIA propose le partage du pouvoir politique et sécuritaire entre les communautés.

Pour le GATIA, il n’est pas question de remettre l’accord pour la paix en cause. Dans son communiqué, « Le Groupe armé d’Autodéfense Imghad et Alliés (Gatia) proteste avec la plus grande véhémence contre les propos tenus par l’Ambassadeur des Etats Unis d’Amérique au Mali, distillés lors d’une conférence de presse en date du 27 septembre 2016. Il dénonce son attitude partisane au profit de la CMA dans un conflit intercommunautaire datant de la période antérieure à la crise de 2012 », poursuit le communiqué, avant de rappeler «  à Mr l’Ambassadeur des Etats Unis d’Amérique au Mali que le Gatia n’a pas été créé par l’Etat du Mali pour suppléer l’armée malienne. Il a été créée plutôt pour protéger les populations de la communauté imghad et de ses alliés abandonnés par l’Etat sur un terrain ou opèrent des groupes armés qui les tuent et humilient au quotidien, en toute impunité », note le communiqué.

Fakara Faïnké

Source: Lerepublicainmali

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