«Je n’ai jamais fait l’objet de sanction disciplinaire à l’ONU», a dit madame le ministre de la Réforme de l’administration, Safia Bolly, lors d’une conférence de presse

La ministre de la Réforme de l’administration et de la Transparence de la vie publique Mme Safia Bolly était face à la presse le vendredi au sein de son ministère. L’occasion pour elle de faire connaître les missions assignées à ce ministère qui existe pour la première fois au Mali.

Les maux de l’administration malienne sont nombreux et profonds tels que le retard. C’est pour changer la donne et redonner confiance aux Maliens en leur administration que ce département a vu le jour.

Pour relever les défis qui attendent, elle et son équipe, Safi Bolly compte s’appuyer sur des services techniques relevant désormais de son département notamment le Contrôle général des services publics, le Commissariat au développement institutionnel et l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite(Oclei).

« Rendre la vie « publique transparente », n’est pourtant pas un terme nouveau au Mali, ce qui serait nouveau c’est qu’on réussisse à dépasser le cap des discours. Cette mission, explique la ministre, n’est pas le fait du seul ministère de la Réforme de l’administration et de la Transparence de la vie publique. Nous avons un rôle d’appui», a-t-elle indiqué avant de décliner les 7 missions assignées à son département que sont : conduire les reformes administratives institutionnelles et politiques; promouvoir la bonne gouvernance par l’amélioration de la qualité des services publics; améliorer la gestion des ressources humaines; contribuer au développement de l’administration numérique; adapter les missions et les structures de l’Etat au développement du pays; concourir à la mise en place des mesures de lutte contre l’enrichissement illicite; promouvoir l’éthique et la transparence dans la gestion publique.

Des questions ont été posées par les journalistes. En réponse, la ministre Bolly est revenue sur son prétendu « abus de pouvoir» sur un subordonné à l’ONU. «Il y a eu un incident, reconnait la ministre. Cependant, contrairement à ce qui est rapporté dans la presse, je n’ai jamais fait l’objet de sanction disciplinaire». Pour preuve, la ministre affirme que l’incident en question a eu lieu en 2013 et jusqu’à sa nomination, elle travaillait encore à l’ONU dans des postes à responsabilités beaucoup plus importantes.

Gaoussou Kanté

Source: autres presses

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