Insertion professionnelle des étudiants en droit : Dr. Issiaka Coulibaly partage ses expériences

Dr. Issiaka Coulibaly, enseignant-chercheur, a animé jeudi dernier une conférence d’information sur l’insertion des diplômés en  droit au Mali au Bloc Z de la Faculté de droit privé. Il a prodigué des conseils aux étudiants en droit et diplômés.

 

“Aux âmes bien nées la valeur n’attend point le nombre des années”. Dr. Issiaka Coulibaly a compris cette citation de Pierre Corneille. C’est la raison pour laquelle il a répondu à l’invitation des jeunes diplômés en droit. L’objectif de la rencontre, selon les initiateurs, était de permettre aux étudiants de faire face au chômage qui mine ce secteur.

Pour le conférencier, le juriste a des potentialités pour se faire valoir. Il a cité les différents métiers et postes à pourvoir : “Le métier de consultant juriste, l’auditeur juridique, l’assistance juridique et judicaire, un juriste d’assurance, juriste conseil fiscal, juriste conseil de recouvrement de créance…”.

Il a conseillé la professionnalisation et la spécialisation aux juristes.  L’obtention de l’emploi repose sur la formation. Pour cela, il a demandé aux juristes et étudiants de se former en lisant et en se concentrant sur leurs études. “Nous devons nous faire confiance et nous  remettre en cause, sinon l’insertion professionnelle sera une utopie”, a assuré M. Coulibaly.

D’après M. Coulibaly, le marché de l’emploi a ses exigences. Et le juriste doit se conformer à celles-ci à travers la maitrise des techniques de rédaction de contrat, technique d’expression et rédaction de demande administrative et de lettre de motivation. Il dira c’est la raison pour laquelle, avec l’avènement du système LMD, les autorités ont intégré de nouvelles matières dans le programme universitaire.

 

“L’Etat interpellé”

Pour le conférencier, le droit à l’emploi est consacré au Mali. Il est du devoir de l’Etat de créer des conditions les meilleures pour les étudiants. Et d’assurer la sécurité au sein de l’espace universitaire dans une  faculté où la violence est monnaie courante.

“Pour que l’enseignant puisse donner un bon rendement il faut qu’il se trouve dans des bonnes conditions”, a-t-il déclaré.

Les participants ont fustigé la politique de l’enseignement cas de la Faculté de droit privé. Selon l’universitaire, les autorités doivent adapter le programme de l’enseignement au marché de l’emploi.

Les différents intervenants ont regretté que dans les universités publiques de droit, il n’existe pas d’infrastructures de qualité, avec l’absence de centre de documentation et de recherche, de laboratoire,  des revues.

Dr. Issiaka Coulibaly a demandé aux étudiants d’améliorer leur univers intellectuel en se cultivant et en prenant comme référence les deux premiers nationaux aux concours de la magistrature et du barreau qui ont étudié dans la situation et condition.

Y. M.

source: L’Indicateur du Renouveau

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