Insécurité au Mali : la solution « n’est pas militaire » selon des observateurs

Dégradation de la situation sécuritaire au Mali. Pour la seule année 2017, au moins 700 personnes ont trouvé la mort, selon un communiqué du PARENA. Une situation qui inquiète le Secrétaire général des Nations unies. Pour certains spécialistes des questions sécuritaires, la solution au problème n’est pas que militaire, elle est d’ordre politique aussi. Comment mettre fin à ce cycle de violence ? Quelles sont les initiatives à prioriser ? Comment concrétiser la mise en œuvre effective de l’accord pour la paix et la réconciliation ? Des observateurs proposent plusieurs solutions.

L’embuscade tendue hier contre une mission de la Garde nationale à Djenné témoigne de ce cycle de violence. L’attaque a provoqué la mort d’un militaire malien et 4 autres blessés. Au Nord comme au Centre du pays, l’insécurité sévit dans le pays. Face à la situation, les autorités promettent « des mesures fortes » pour inverser latendance avant la présidentielle de juillet prochain.
Selon le Pr Clément Dembélé, politologue, le phénomène s’explique par l’absence de l’État sur toute l’étendue du territoire :

Des spécialistes des questions sécuritaires se montrent sceptiques quant à la réussite de la lutte contre le terrorisme et le banditisme. Selon eux, il n’y a pas une prise en compte des populations à la base dont des chefs présumés jihadistes se disent les représentants. Ibrahim Maiga, universitaire, chercheur à l’Institut d’Études et de Sécurité de Dakar :

Pour le Pr. Clément Dembélé, les autorités ne mettent pas assez de moyens pour assurer les services de base. L‘inégalité et l’injustice gagnent du terrain, et lesinvestisseurs et donateurs étrangers se découragent. La corruption, selon lui, est un obstacle à la paix :

De son côté, le Pr Aly Tounkara, sociologue à l’Université de Bamako estime qu’« il faut faire preuve de volonté politique pour une sortie de crise ». Selon lui, la solutionau problème n’est pas militaire, elle est d’ordre politique aussi. Selon l’universitaire malien, « il faut que tout le monde adhère à un avenir partagé, à un Mali jouissant de l’intégrité de ses prérogatives » :

 

Source: studiotamani

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