Insécurité dans la région de Koulikoro : 23 écoles fermées dont 15 à Toubacoro, 05 à Sébété et 03 à Niamana

mot d'ordre de grève

Depuis le 1er novembre 2018, les populations des communes de Toubacoro et Sébété, dans le cercle de Banamba, et celle de Niamana, dans celui de Nara, sont assujetties par des bandits armés qui prônent l’instauration de la Charia dans leurs communes. Cette situation a créé une vive terreur au sein des populations et a entraîné du coup le départ massif des enseignants vers d’autres horizons et la fermeture des écoles. Ainsi, on a, à ce jour, 23 écoles fermées dont 15 à Toubacoro, 05 à Sébété et 03 à Niamana.

Ces terroristes se réunissent régulièrement dans les mosquées pour des prêches au cours desquels ils déballent une liste d’interdits, dits religieux, que les populations  doivent observer scrupuleusement sous peine d’être tuées. Il s’agit, entre autres, de l’interdiction de l’enseignement classique avec comme médium la langue française. Des menaces de mort ont été ainsi proférées aux enseignants en ces termes : « si vous n’enseignez pas en arabe, après notre passage, nos représentants qui sont dans le village, nous informeront et nous reviendrons vous tuer, même si les militaires encerclaient les écoles. »

Selon le Directeur de l’Académie d’Enseignement (DAE) de Koulikoro, suite à cette fermeture des écoles il y a eu plusieurs rencontres de tous les acteurs de l’école, autour des Préfets, pour réfléchir aux dispositions à prendre en vue de leur réouverture. Pour lui, ces acteurs étaient tous unanimes à penser que seule la création des postes permanents de sécurité peut rassurer les populations et les enseignants et permettre la reprise effective des cours dans ces écoles. Selon une source bien renseignée, malgré la demande adressée au ministre de la sécurité par le Préfet de Banamba et  cosignée par les maires des communes concernées, rien n’est encore fait, dans ce sens, à ce jour.

En revanche, des patrouilles des FAMA sillonnent régulièrement ces zones mais leur présence ne dissuade pas les bandits armés qui, pour les narguer, sont même toujours en embuscade pour les attaquer. Donc la fermeture desdites écoles étant partie pour durer. C’est pourquoi selon le  DAE de Koulikoro, plusieurs élèves,  candidats aux examens du DEF 2019,  dans les communes de Toubacoro et Sébété, ont été transférés dans d’autres écoles pour y poursuivre leurs études. D’après lui, sur un effectif de 73 candidats inscrits ,16 ont été transférés dans d’autres CAP, 13 à Banamba et 44 sont sur place mais ne suivent pas  des cours. Des pourparlers sont en cours avec leurs parents et les Collectivités Territoriales en vue de leur transfert et leur hébergement à Banamba.

Ousmane Ladji Bamba / 

source: maliweb.net

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