Impacts du COVID-19 sur les économies de l’UEMOA: Le taux de croissance moyen devra chuter de 6,6% à 2,7% en 2020

Les Chefs d’Etat des pays membres de l’UEMOA se sont réunis, lundi dernier, en sommet extraordinaire par visioconférence. A l’ordre du jour, la pandémie du Covid-19. Laquelle devra entrainer une chute du taux de croissance moyen en 2020, qui ressortirait à 2,7%, soit une réduction de près de quatre points de pourcentage par rapport à la prévision initiale de 6,6%. Aussi, les mesures de riposte mises en place par les différents pays ont coûté environ 5.285 milliards de F CFA.

Les chiffres ont été avancés par le président en exercice de la conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement, Alassane Ouattara. Si le nombre de personnes contaminées dans le monde avait franchi le cap de 2,5 millions personnes avec plus de 200.000 décès, au sein de l’UEMOA, à la date du 22 avril 2020, le nombre enregistré atteignait près de 3.200 cas confirmés, avec 105 décès et un taux de létalité de 3,3%.

Aux dires du président Ouattara, la pandémie actuelle, associée à la crise sécuritaire qui sévit dans notre région, a des effets économiques, sociaux et humanitaires sur l’ensemble de nos Etats membres.

En effet, cette crise sanitaire aura un impact direct négatif sur la croissance économique avec une chute du taux de croissance moyen, en 2020, devant se situer à 2,7%, soit une réduction de près de quatre points de pourcentage par rapport à la prévision initiale de 6,6%. » Cette pandémie, si elle se poursuivait jusqu’à la fin de l’année, pourrait conduire nos économies à rentrer en récession et réduirait, de façon significative, la capacité de nos Etats à lutter contre la pauvreté et le terrorisme ».

Et le président ivoirien d’estimer qu’il faut agir vite et prendre des mesures à la fois sur les plans sanitaire, économique et social, afin d’atténuer les conséquences de la crise sur nos économies et réduire ainsi les souffrances de nos concitoyens.

Déjà les mesures urgentes et les plans de riposte adoptés par les Etats sont évalués à environ 5 285 milliards de F CFA. Ils permettront de limiter les impacts du COVID-19 sur les populations, l’emploi et le secteur productif et de promouvoir les initiatives prises pour éviter l’affaissement des entreprises et le redémarrage rapide des activités économiques post-crise.

Il faut souligner que les Institutions régionales ont engagé des mesures pour donner une bouffée d’oxygène à nos pays à travers notamment l’injection de liquidité dans nos économies, avec les Bons COVID-19 et l’accroissement du niveau de prêts concessionnels aux Etats, afin de financer les dépenses urgentes d’investissement et d’équipement et de lutter contre la pandémie.

YC

Source : l’Indépendant

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