Immigration clandestine : Démantèlement d’un réseau de passeurs au Mali

Plus de 500 victimes de traite des êtres humains, dont près de la moitié sont des mineurs, ont été secourus et 40 trafiquants présumés arrêtés lors d’une vaste opération de police dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, a annoncé Interpol jeudi.

L’opération Epervier, menée simultanément au Tchad, au Mali, en Mauritanie, au Niger et au Sénégal entre le 6 et le 10 novembre, a permis l’arrestation de 40 trafiquants présumés qui seront poursuivis pour “traite d’êtres humains”, “travail forcé” et “exploitation d’enfants”.

“Ils sont accusés d’avoir forcé les victimes à s’adonner à des activités allant de la mendicité à la prostitution”, explique Interpol sans préciser si la majorité était destinée à rester sur le sol africain ou à partir en Europe.

“En plus des arrestations, cette opération a permis d’ouvrir un certain nombre d’enquêtes afin de perturber encore davantage les réseaux criminels impliqués dans la traite des êtres humains (…)”, a déclaré Yoro Traoré, un inspecteur d’Interpol basé à Bamako.

TERRORISME Iyad compte ses morts de nombre

Le 18 novembre, une attaque à Dioungani à 70 km de Koro, a fait 8 morts, 5 blessés et deux véhicules brûlés dont un appartenant aux Forces armées maliennes. Ces attaques ont été revendiquées  vendredi dernier  par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, coalition de groupe terroriste dirigée par Iyad Ag Ghaly. Le même jour,  deux attaques meurtrières ont frappé les casques bleus et les soldats maliens dans le Centre et le Nord du Mali. Au moins un soldat malien et quatre militaires de la Minusma sont morts et le bilan pourrait s’alourdir, car plus d’une quinzaine d’autres sont blessés, certains grièvement

 GAO : Mise en place des comités de veille

Dans la Commune de Gao, une trentaine de comités de veille ont été mis en place vendredi. Initiée par l’ONG Greffa, cette action a concerné aussi les communes de N’chawadji. L’objectif de ces comités de veille est de signaler à l’ONG les cas de violences basées sur le genre. Selon ses responsables, cette campagne devrait contribuer à réduire le phénomène.

Recrudescence des attaques Des terroristes syriens et irakiens au nord du Mali

Deux attaques meurtrières ont eu lieu vendredi dernier. Elles ont frappé les casques bleus et les soldats maliens dans le Centre et le Nord du Mali. Au moins un soldat malien et quatre militaires de la Minusma sont morts et le bilan pourrait s’alourdir, car plus d’une quinzaine d’autres sont blessés, certains grièvement. Mahamat Saleh Annadif, le chef de la Minusma, estime que la situation syrienne et irakienne notamment influe sur le contexte malien.

Ces attaques, qualifiées de “complexes” par les Nations unies, sont devenues régulières et Mahamat Saleh Annadif, le représentant spécial de l’ONU au Mali, estime que face à ces mutations, la mission doit s’adapter. “Je suis de ceux qui estiment que ce qui se passe en Syrie, ce qui se passe en Irak, ce qui se passe en Libye, n’est pas étranger à cette nouvelle montée en puissance de nos ennemis, explique-t-il. Je crois qu’ils ont reçu des renforts, qu’ils ont reçu une nouvelle expertise. Nous avons opté pour un nouveau mode opératoire. Désormais, le mot d’ordre que j’ai donné au commandant de la force, c’est qu’aucune attaque ne doit rester impunie”.

C’est une des premières fois qu’un parallèle aussi clair est dressé entre les terroristes provenant d’autre pays et les événements survenus sur le territoire malien. Des sources sécuritaires évoquent notamment la présence d’artificiers au Mali, ceux chargés de confectionner les explosifs et les bombes artisanales qui font des ravages dans les rangs des forces internationales et dans ceux des soldats maliens.

DOUENTZA : Retour des déplacés

Plus de 150 personnes déplacées au Burkina Faso sont de retour depuis vendredi à Douentza. 200 personnes sont restées à Boni dans la Commune de Haire. Ce retour a été rendu possible grâce à l’accompagnement du Haut-commissariat aux réfugiés, HCR. Chaque ménage a reçu 35 000 F CFA en guise d’accompagnement financier. Ces déplacés ont été accueillis par les autorités locales.

ANSONGO : Un commerçant échappe à une tentative d’assassinat à domicile

Un commerçant du nom de Sadou Diallo a échappé vendredi  à une tentative d’assassinat à domicile. Le rescapé était la cible de six bandits armés venus bord de motos, qui voulaient lui retirer la clé de son véhicule. Ils l’ont poignardé dans le ventre et à la jambe. La victime a été transportée à l’hôpital et sa vie ne serait pas en danger.

NIORO DU SAHEL : Une soixantaine de décès de femmes à la suite d’accouchements en 2017

Une soixantaine de femmes sont décédées en 2017 à la suite d’accouchements à Nioro du Sahel. Ces décès en couches sont généralement dus à la non-accessibilité des centres de santé pour ces femmes. Ce bilan a été fourni jeudi par les services socio-sanitaire de Nioro. Pour pallier ce problème, un projet vient d’être lancé. Il doit faciliter l’accès des centres aux femmes de la localité.

TOMBOUCTOU : Fin de la grève du syndicat des enseignants du Snec

Après une semaine de grève initiée par le Syndicat des enseignants du Snec, les cours ont repris vendredi matin à Tombouctou. Les enseignants concernés revendiquaient le paiement des primes des cours de rattrapage de l’année écoulée. Le mot d’ordre de suspension a été communiqué par le secrétaire général du Snec après des engagements pris par le gouverneur de la région.

BOUREM : Une équipe du CS-Réf à Iniyisse pour étudier les cas suspects de coqueluche

Une équipe du CS-Réf de Bourem s’est rendue jeudi à Iniyisse dans l’air de santé d’Almoustarat pour étudier les cas suspects de coqueluche. Déclarés en début de semaine, ces cas n’ont pas été confirmés par les autorités sanitaires. Il s’agirait plutôt des cas de broncho-pneumonie. Les malades ont reçu des soins médicaux.

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