Hold-up électoral, malaise social, insécurité… : Oumar Mariko appelle à une insurrection populaire

Chasser IBK du pouvoir démocratiquement ! Voilà le nouveau combat de Oumar Mariko, député déchu de Kolondièba (si les tendances actuelles sont confirmées par la Cour constitutionnelle). Cette volonté, le président du Sadi l’a dévoilée lors d’une manifestation chez lui, à Kolondièba, contre ce qu’il qualifie « d’une mascarade électorale ». Aussi, a-t-il mis en doute la crédibilité de la Cour constitutionnelle de Manassa Danioko.

Le communiste Oumar Mariko n’est pas convaincu des résultats provisoires des élections législatives selon lesquelles il a été battu par l’alliance RPM-URD à Kolondièba. Il trouve que ces résultats ne reflètent pas les vérités des urnes et a déjà introduit des requêtes à la Cour constitutionnelle. Mais a-t-il confiance à cette Cour ? Non, selon sa déclaration.

Les raisons pour lesquelles Mariko ne compte pas sur l’aboutissement de ses requêtes à la Cour constitutionnelle

L’ancien bouillant député de Kolondièba, l’honorable Oumar Mariko fait partie de ces Maliens qui ne croient pas à l’indépendance de la Cour constitutionnelle du Mali. Dans sa vidéo que nous disposons, il a clairement affirmé que Manassa est au service du président IBK. Selon lui, si cette Cour est vraiment indépendante, elle doit trancher en faveur de la liste Sadi qui a introduit des requêtes pour protester contre les résultats des législatives de la circonscription électorale de Kolondièba. Mais, dit-il ne pas croire à l’indépendance de la cour. Et c’est pourquoi il ne croit pas non plus à sa chance d’entrer à l’hémicycle pour la sixième législature. Aussi, Mariko a profité de cette sortie pour faire une révélation fracassante qui met en doute la crédibilité de la Cour constitutionnelle. En tout cas, en ce qui concerne le cas de Kolondièba.

En effet, selon Oumar Mariko, les soutiens de Sidiki N’Fa Konaté affirment ouvertement qu’ils ont un soutien à la Cour constitutionnelle et que cela pourrait empêcher que les requêtes du Sadi aboutissent.  « Sidiki a fait croire à tout le monde ici que Zoumana Cissé, membre de la Cour constitutionnelle va l’aider à la Cour pour que les dossiers de Sadi n’y passent pas. Ce sont leurs radios qui le disent. Elles disent haut et fort que Sidiki a un ami à la Cour constitutionnelle. Donc cela les favoriserait. Quant à Manassa, elle est à la disposition du RPM », a révélé Oumar Mariko dans sa vidéo. Face à toutes ces réalités, Mariko voit sa chance réduite devant Manassa. « Il ne faut pas que les gens pensent que nos requêtes vont aboutir », a-t-il dit à ses soutiens.

Mariko appelle à une insurrection populaire 

Le président du Sadi ne cache pas son intention si Manassa ne donnait pas satisfaction à sa requête. Ce qu’il compte faire, c’est de mobiliser le peuple malien à faire dégager le régime IBK ;  démocratiquement, dit-il . « Si la Cour constitutionnelle tranche en faveur de Sidiki, nous devons tout faire pour faire tomber démocratiquement le régime IBK », a-t-il laissé entendre. Mariko n’en décolère pas et ajoute : « Ce pouvoir nous a trop fatigués : il a favorisé le vol, la division, l’ethnicisme … » Pour Mariko, beaucoup de raisons doivent motiver le soulèvement populaire contre IBK. Le hold-up électoral, l’insécurité, le front social en ébullition …en sont quelques-uns des maux qui doivent être à la base de la chute du régime IBK, selon le président du Sadi. « Nous ne sommes pas les seuls à être victimes du hold-up électoral. Il y en a eu à Mopti, à Bourem, à Bamako (en commune II), à Bougouni… Si toutes ces victimes de la fraude électorale s’ajoutent aux militaires qui sont toujours tués à cause de l’insécurité au nord et au centre, aux enseignants privés de leurs salaires , aux médecins … notre combat, de faire partir IBK démocratiquement sera une réussite », a-t-il déclaré.

Il faut rappeler que Oumar Mariko a plusieurs fois demandé la démission du président de la République Ibrahim Boubacar.

Boureima Guindo

Source : LE PAYS

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