Grève en cascade dans le secteur éducatif : les prémices d’une année blanche

La coalition des syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 a déposé, le vendredi 22 février 2019, sur la table du ministre du Travail, de la Fonction publique et des Relations avec les institutions un préavis de grève de 360 h soit 15 jours à partir du lundi, 11 mars 2019. Cette grève fonctionne avec son effet attendu : la rétention des notes.

 

Tout en veillant à faire l’inventaire des différents textes qui régissent le fonctionnement de ce métier d’enseignant, des textes conclus entre les syndicats de l’éducation et le gouvernement, la coalition, dans son  préavis de grève accuse le gouvernement comme d’être de mauvaise foi : «  Considérant la mauvaise foi du gouvernement. » Parmi leurs inventaires, les syndicats  mentionnent le statut du personnel enseignant des collectivités territoriales, de l’enseignement secondaire, fondamental, préscolaire et spécial. Ils n’oublient pas de rappeler la loi régissant le droit à la grève. Après ces inventaires, la synergie syndicale de l’éducation fait part de son intention d’observer une grève de 360 h soit 15 jours à partir du lundi 11 mars et s’étendra jusqu’au vendredi 5 avril. Cela, si les trois points d’achoppement entre eux et le gouvernement ne sont pas pris en compte. Rappelons que le point 2 concernant l’octroi d’une prime de logement aux enseignants, le point 6 demandant une allocation aux personnels chargés des examens et concours professionnels et le point 10 qui demande de mettre fin aux injustices et inégalités de traitement des enseignants en faisant bénéficié aux enseignants des collectivités territoriales les services centraux de l’État. Notons que la dernière négociation entre la synergie et le gouvernement date du mardi 19 février 2019. Ce mouvement interrompu de grève a commencé depuis au mois de décembre et les enseignants ne sont pas prêts à se faire avoir comme cela a été le cas l’année dernière. Les parents d’élèves disent être à pied d’œuvre afin de trouver un terrain d’entente entre  les deux parties. Les craintes de quelques élèves soucieux de leur avenir se font de plus en plus entendre. Le Bras de fer a assez duré.

Le constat : l’année scolaire est beaucoup menacée. Il y a déjà des prémices d’une année blanche.

Fousseni TOGOLA.

Mamadou Diarra

SourceLe Pays

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