Gravement touché lors de l’explosion d’un IED au Mali, un légionnaire du 1er REC a succombé à ses blessures

Ces dernières semaines, dans le Liptako-Gourma, c’est à dire dans la région dite des trois frontières car située aux confins du Mali, du Burkina Faso et du Niger, les légionnaires des groupements tactiques « Centurion », « Altor » et « Dragon » ont enchaîné les opérations contre les groupes armés terroristes [GAT], relevant notamment de l’État islamique au grand Sahara [EIGS].

Lors de l’une de ces opérations, le 23 avril dernier, une frappe aérienne a été effectuée contre un GAT dans le Liptako malien. Et la reconnaissance menée au sol par le GTD Centurion a permis de constater que « plusieurs » terroristes avaient été mis hors de combat et de récupérer des armes et des munitions.

Au cours de cette action, un camion-citerne de la force Barkhane a été touché par un engin explosif improvisé [IED]. Le conducteur et le chef de bord du véhicule ont été gravemement blessés. Les deux hommes ont d’abord été évacués vers l’antenne chirurgicale de Gao à bord d’un hélicoptère NH-90 Caïman [escorté par un Tigre], puis vers l’hôpital d’instruction des armées [HIA] Percy. Dans son compte-rendu des opérations du 30 avril, l’État-major a indiqué que le pronostic vital d’un des ces deux légionnaires était toujours « réservé ».

Malheureusement, ce 2 mai, l’Élysée et le ministère des Armées ont annoncé le décès du brigadier Dmytro Martynyouk, du 1er Régiment Étranger de Cavalerie [REC].

Le président Macron « s’incline avec un profond respect devant le sacrifice de ce légionnaire du 1er régiment étranger de cavalerie et « adresse ses plus sincères condoléances à sa famille et à ses proches et les assure de la solidarité de la France dans ces douloureuses circonstances », a fait savoir l’Élysée.

« Le brigadier Dmytro Martynyouk est mort en luttant contre le terrorisme dans une région où plusieurs groupes mènent des actions violentes contre les populations civiles. Il est mort au nom de convictions et de valeurs qu’il aura défendues jusqu’à son dernier souffle », a souligné le ministère des Armées, via un communiqué.

Né en août 1991 en Ukraine, Dmytro Martynyouk s’était engagé au sein de la Légion étrangère en septembre 2015. Après sa formation initiale au 4e Régiment Étranger [RE], il fut affecté au 2e escadron du 1er REC en mars 2016. L’année suivante, il prit part à sa première missions de courte durée à Djibouti, en tant que chargeur AMX 10RC. Devenu tireur blindé en 2019, il avait reçu une lettre de félicitation avec son peloton pour son « investissement exceptionnel et sa remarquable pugnacité lors de la préparation opérationnelle interarmes. »

Au sein de son peloton, il se « révèle un élément moteur disposant de toutes les qualités pour assumer des responsabilités », selon sa hiérarchie, laquelle insiste aussi sur « son implication et sa rigueur » ainsi que sur son esprit de camaraderie.

Le brigadier Dmytro Martynyouk avait rejoint le Mali en tant que chef de bord de véhicule blindé léger mais aussi comme conducteur de poids lourds. C’est donc au volant de l’un d’eux qu’il a été gravement blessé par l’explosion d’un IED.

Célibataire sans enfant, le brigadier Dmytro Martynyouk est « mort pour la France dans l’accomplissement de sa mission au sein de l’opération Barkhane », souligne l’armée de Terre.

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